Gastronomie

Le Tout bon des Reflets – resto : Sous les auspices de Marie

Ecrit par Jean-François Vincent le 30 mai 2015. dans La une, Gastronomie

Le Tout bon des Reflets – resto : Sous les auspices de Marie

J’ignorais que je vivais tout à côté d’une sorte de Lourdes belge. Scherpenheuvel (litt. Montaigu) est un sanctuaire très fréquenté. Dans le Haut Moyen-Âge, pour christianiser l’antique culte d’un chêne, on plaça sur celui-ci une statuette de la Vierge. Un jour, un jeune berger déroba la statuette ; mal lui en prit : il resta paralysé jusqu’à ce que l’objet du délit fut remis sur son arbre. Le signe était clair : marie voulait qu’on fit de ce lieu un sanctuaire qui lui serait consacré.

Hélas, juste en face de la basilique, construite au XVIIème siècle, les occasions de pécher abondent : bistros, brasseries, restaurants en tout genre. C’est donc l’âme emplie d’une sainte contrition que je vous entraîne dans ce lieu de perdition par la bouche… « ’t Fijn Genoegen » (le succulent plaisir) évoque, rien que par son nom, la gourmandise.

En hors d’œuvre, carpaccios divers et variés, de thon, de coquilles saint Jacques (très fraîches) et de bœuf, bien sûr. Mais on peut leur préférer le cabillaud aux asperges servi avec une mémorable sauce hollandaise.

Les plats principaux sont classiques mais excellents : « Filet pure » (en flamand dans le texte, c’est ainsi qu’on nomme le filet de bœuf) béarnaise, turbot au beurre blanc, ou encore – pour les amateurs – Kalfzwezeriken met sausje van Truffel, ris de veau avec une petite sauce au truffe.

Toutefois LA grande attraction est au moins autant la garniture que les mets eux-mêmes : foin des banales et si belges frites, ici on mange des « steppegras » (litt. de l’herbe de steppe), véritables filaments de pomme de terre à peine passés à la friteuse. En France, à ma connaissance, on ne les trouve qu’à la Tour d’Argent, à Paris.

Desserts prévisibles : Dame Blanche, crêpes et gaufres.

Carte de vins très française, à noter un remarquable Pouilly fuissé.

On ressort repu et païen à la fois.

Mater Creatoris ora pro nobis !

 

‘t Fijn Genoegen

Albertupein 18

3270 Scherpenheuvel

Tel : 00 32 13 77 68 80

Le tout bon des Reflets

Ecrit par Lilou le 23 mai 2015. dans La une, Gastronomie

Le tout bon des Reflets

Épaule d’agneau au barbecue et servie avec sa choukchouka (aussi appelée la « salade juive »).

 

Plat typique pied-noir.

Mais la polémique est vaste avec les amis algériens sur l’origine de ce plat…

On va donc rester sur l’appellation familiale qui sent bon les senteurs des repas de l’été arrivé.

Et puis franchement son passeport à ce plat, ça nous en touche une sans bouger l’autre…

D’abord il faut du temps…

Car la choukchouka doit être préparée la veille.

C’est une salade faite avec des légumes grillés au feu de bois.

POÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏ POÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏ et vive les miens !

Pour 6 personnes :

8 poivrons (vert et rouge)

8 tomates

1 boîte de poivrons grillés

1 boîte de tomates grillées

2 oignons (au moins)

2 aubergines

Thon à la catalane et tomate

Câpres, filets d’anchois (plein), olives (plein aussi), sel et poivre.

Faire cuire au feu de bois les légumes, les faire refroidir, couper en lamelles, mélanger, assaisonner (huile d’olive, vinaigre et 3 gousses d’ail écrasées), mélanger et mettre au frais 12 h au moins.

Le Tout bon des Reflets : Viva Savoia ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 08 mai 2015. dans La une, Gastronomie

Le Tout bon des Reflets : Viva Savoia ?

Tel était un des mots d’ordre du Risorgimento italien, avec, bien sûr, le viva V.E.R.D.I (Vittorio Emanuele II re d’Italia). C’est aussi le nom d’un restaurant de Louvain que je viens de découvrir.

A l’italienne, plus que véritablement italien. D’abord une double originalité : une menu high tec, présenté sur un Ipad (économie de papier sans doute !) et un verre de vin proposé pour accompagner chaque mets (pratique, si on est le seul à boire du vin, comme c’est – hélas ! – mon cas).

Les plats sont classiques mais revisités : penne met groentessaus (riche sauce aux légumes méditerranéens), tagliatelle al pesto met scampis, tartare van rund (bœuf). C’est ce que j’ai pris : la viande n’est pas hachée mais coupée au couteau, servie avec une belle salade et des frites (what else ?). La préparation est à faire soi-même ; on vous apporte plusieurs cupules, avec câpres, oignons rouges, fine herbes, moutarde (douce, hélas, suivant le goût germanique). Et bien entendu, mayonnaise, ketchup, Tabasco et Worcester sauce (toutes choses que je n’utilise jamais, tant je les hais). Plutôt que le vin suggéré pour le tartare (une côte du Ventoux), j’ai préféré mon vin italien favori : il Brunello di Montalcino.

Les desserts ? Des glaces, mais pas communes : rocher Suchard ou crumble de spéculoos !

 

Prix moyens, comptez 150 euros pour deux, boissons comprises.

 

Savoye

Savoyestraat 11

3000 Leuven

Tel : 0032 16 84 83 32

Le Tout bon des Reflets / Resto « L’Assiette de la Mer à Palavas »

Ecrit par Martine L. Petauton le 18 avril 2015. dans La une, Gastronomie

Le Tout bon des Reflets / Resto « L’Assiette de la Mer à Palavas »

Palavas en presqu’été, ces jours-ci… Quel attachant petit coin que notre Palavas ! Si souvent réduit à ses campings dits « populo » des étés étouffants. Vu à la TV !

Un vrai passé de pêcheurs pourtant entre lagunes et étangs, au long des roubines, ou des canaux, ouvrant là-bas sur la Bleue et son port de plaisance. Plus on y marche, plus on y vient, plus on aime Palavas, et je ne dirai rien encore de ses plages délicieuses et de sable, où l’on a pied si loin – on irait jusqu’en Corse ?

A Palavas, rien de plus facile que de s’attabler à la fraîche, devant coquillages et Picpoul blanc… mais, vraiment se régaler ! A deux pas du Casino, en bout de jetée, ouvrant sur le canal, et la mer. Plusieurs espaces : terrasse extérieure, patio intérieur, salle chaleureuse. L’Assiette de la Mer, je ne me souviens pas quand – il y a probablement plus de dix ans à présent – on s’est assis la première fois, accueillis par la cordialité attentive et professionnelle des patrons de la maison. Et combien de fois, sommes-nous depuis, revenus – jamais déçus ! Dans le vent de l’Hiver, ou l’éclat des étés, dans la lumière qui, en Languedoc, ne fait jamais défaut !

Hier – midi – le patio nous a permis de goûter à la nouvelle carte des beaux jours. 21,30 € pour le plus gourmand d’entre nous. Coquillages mélangés ou huitres – peut-on dire, simplement ? Compressé d’aile de raie aux câpres et aux fines herbes, que sucrait un carpaccio de betteraves… Suivi de petites seiches sautées minute façon rouille (n’est-on pas près de Sète dont on voit le Mont Saint Clair à l’Ouest de la mer). L’un d’entre nous s’extasia sur ce thon poêlé, sa compotée d’oignons rouges sans doute Aveyronnais, couché sur une joue de mangue, éclairé par des pois gourmands. A découvrir. Des vins de la région, servis à la fraîcheur voulue, sur lesquels on peut vous dire tant de choses précises… demandez !

Quant aux desserts ! Ce fut pour moi, la tarte tiède et fine aux pommes accompagnée de sa glace caramel – beurre salé. Mais, quelqu’un, près de moi, devint soudain plus silencieux le temps de savourer un bavarois crème de marrons sur glace vanille.

Excellente adresse ! vous l’aurez compris, si vous passez par Palavas… A moins que déjeuner ou dîner sous le passage des mouettes rieuses ne puisse être – en soi – une très bonne raison de venir à Palavas, au bout du port…

 

L’Assiette de la Mer

1 quai Georges Clémenceau

34250 Palavas les Flots

04 67 68 32 15

Ouvert midi et soir

Le vin de Léon–Marc : Léoville Las Cases 1990

Ecrit par Léon-Marc Levy le 11 avril 2015. dans La une, Gastronomie

Le vin de Léon–Marc : Léoville Las Cases 1990

Dernière dégustation : mars 2015

Note : 19/20. Garde : 2030

Ce Las Cases exceptionnel réussit l'exploit d'allier concentration massive de fruit et fraîcheur continue, tout au long de la dégustation. Une pointe de menthol vient même surprendre, en point d’orgue.

Dans une robe pourpre sombre, sans trace d'éclaircissement encore, ce vin offre au nez une explosion de fruits noirs, graphite, minéraux et sous-bois d'automne.

La bouche est grasse, onctueuse, mais jamais lourde, avec cette élégance particulière à Las Cases où toutes les saveurs sont déclinées dans une expression aristocratique, presque hautaine. Cela tient sans doute à la tonalité haute des St Julien, que Las Cases porte à une sorte d’aboutissement. Les saveurs tertiaires sont éblouissantes. Des tannins soyeux assurent un écrin parfait à la symphonie des goûts : épices, cassis, miel, tabac blond sur le "retour" olfactif avec des pointes de noix muscade. Une finale savoureuse vient ponctuer ce bijou.

Las Cases a produit encore une œuvre d’art en ce millésime magique !

Le Tout bon des Reflets : EPAULE D'AGNEAU A L'AIL ET A LA MENTHE

Ecrit par Martine L. Petauton le 27 mars 2015. dans La une, Gastronomie

Le Tout bon des Reflets : EPAULE D'AGNEAU A L'AIL ET A LA MENTHE

L'usage de l'Agneau Pascal saluant le retour de tout - nouvelle heure,  printemps, Christ ressuscité -  revient dans nos étals. Période, où les plus lointaines images médiévales ( le Mois de Mars des Très Riches Heures du Duc de Berry) nous régalent d'herbe tendre où gambadent les agneaux frais-nés.  Mais pourquoi s'en tenir à ce gigot, toujours fondant et délicieux, certes, mais, jouant un peu trop dans la cour des Dindes aux marrons, version beau temps...

 

cette épaule d'agneau, moins coûteuse, plus originale, et... par son côté semoule et menthe, faisant un œcuménique clin d’œil à nos amis musulmans – c'est une recette marocaine -  risque bien d'enchanter votre entrée en Printemps, que je vous souhaite joyeux, et « soleillant », comme on dit en Provence.

 

Il vous faut : une petite épaule d'agneau ( à faire découper en tranchettes un peu épaisses par le boucher). A faire mariner une petite demi-heure, dans de l'huile d'olive, des émincés d'ail, douce autant que possible,  que vous ne mégoterez pas, et de bonnes feuilles de menthe fraîche. Sel et poivre du moulin.

 

Dans un four chaud, mais pas brûlant, vous présenterez votre préparation, une 1/2 h ou un peu plus ou moins, selon la quantité. A mi cuisson, tournez.

Pendant ce temps, mitonnez une petite semoule roulée dans l'huile – moyenne – j'ai usage de faire frire 2 poivrons ( un rouge, un vert ) que j'ajouterai à la semoule, au moment de servir.

 

Servez tout chaud le tout, et un vin d'Algérie ou du Maroc s'impose naturellement.

 

Sur la terrasse, au jardin, au soleil, en tous cas !

 

Bon appétit, messieurs, et mesdames aussi

Le tout bon resto de Wiering Leuven

Ecrit par Jean-François Vincent le 21 mars 2015. dans La une, Gastronomie

Le tout bon resto de Wiering Leuven

De Wiering est un bistrot étudiant, pour les étudiants (et aussi pour les touristes), tenu par des étudiants. Les prix sont étonnamment bas. Wiering tire son nom de celui d’îlots (Wieringen) le long de côte frisonne.

La carte offre un choix immense :

Stoofpotje « Kriek Lindermans », un pot-au-feu à la bière à la cerise (Kriek) avec carrés de poulet et légumes.

Hammetje iut de oven met mosterdsaus, un grand classique belge : un jambonneau cuit au four nappé d’une sauce à la moutarde.

La spécialité de la maison étant le travers de porc (« spare ribs », eh oui ! les Flamands parlent volontiers l’anglais !) servi avec des frites (natuurlijk !) et diverses sauces.

Desserts sans surprise : Dame blanche (glace vanille inondée de chocolat chaud et surmontée d’une montagne de « slagroom », cette chantilly à la belge, épaisse comme la « Schlagsahne » autrichienne), mousse au chocolat, sabayon à la Kriek…

Les vins (vins de pays du Languedoc) sont honnêtes sans plus ; préférez les bières, notamment les bières fruitées de la marque Lindermans, aromatisées à la cerise, aux framboises, au cassis (j’ai essayé, c’est délicieux !).

Smakelijk ! Bon appétit !

 

De Wiering

Wieringstraat 2

3000 Leuven

Tel : 00 32 16 29 15 45

Le tout bon : Pauillac

Ecrit par Léon-Marc Levy le 07 mars 2015. dans La une, Gastronomie

Le tout bon : Pauillac

Belle soirée pauillacienne, sur œufs brouillés aux truffes et rôti de porc confit aux abricots et raisins.

Lynch Bages 1999 : Toujours étonnant Lynch qui passe les petits millésimes avec une élégance parfaite. Un nez harmonieux et bien prononcé. Pauillacien par ses notes de fruits noirs (mûre) et de sous-bois d’automne. En bouche, bonne concentration de fruit et texture étonnamment étoffée pour le millésime. Saveurs de conifères, de mûre, avec une belle longueur. Une réussite. 16/20

Lynch Bages 1988 : Ce vin a toujours été un délice, à toutes les époques de sa maturation. Aujourd’hui il est au sommet. La robe, très sombre encore, est à peine évoluée. Nez explosif de fruit mûr, conifères, goudron, cerise noire. Un archétype de Pauillac. La bouche est une merveille d’équilibre, de suavité et de longueur. Finale épicée (cannelle, girofle). Texture grasse et soyeuse. Une perfection. 19/20

Comme on avait encore soif (!), on a ouvert un D’Armailhac 1998 : Superbe de fraîcheur et belle concentration. Grand équilibre de bout en bout. 15/20

Pauillac était en fête, et nous aussi !

Le Tout bon des Reflets : La tarte chaude aux pétoncles et aux effeuillés de poireaux

Ecrit par Martine L. Petauton le 21 février 2015. dans La une, Gastronomie

Riche idée et plat quasi complet pour porte-monnaie modeste

Le Tout bon des Reflets : La tarte chaude aux pétoncles et aux effeuillés de poireaux

Il vous faut : un poireau en lamelles ; des noix de pétoncle ( surgelées , nettement moins onéreuses que leurs sœurs noix de Saint Jacques ) ; 2 œufs, 1 petite pincée de farine, 2 cuillerées de crème, sel, poivre,  muscade. La pâte sera feuilletée ou brisée selon humeur.

 

 

Faire suer puis revenir dans la poêle, le poireau effeuillé dans un peu de beurre ( salé, de préférence ). Réservez. Même tour de manège, mais plus rapidement, pour les noix de pétoncle. Tout cet appareil attendra que la pâte soit étalée, piquée, puis garnie du tout. On nappera ensuite cette tarte à venir, des 2 œufs battus, crémés, épaissis d'un soupçon de farine, agrémentés des épices.

Si le repas doit être plus copieux, ajoutez quelques crevettes décortiquées.

20 mn à four chaud

goût à la fois salé direct de la mer, et, une miette sucré du poireau ; un régal !

 

Un Blanc d'où vous voulez ; pourquoi pas un Picpoul du Languedoc...

 

Donnez moi des nouvelles, des compliments envieux de vos invités !

 

 

Bon appétit Messieurs, et mesdames aussi

Le Tout bon des Reflets : Wabi Sabi Sushi bar

Ecrit par Jean-François Vincent le 31 janvier 2015. dans La une, Gastronomie

Le Tout bon des Reflets : Wabi Sabi Sushi bar

Louvain, l’Oxford de la Belgique, ville universitaire prestigieuse et joyau de la Flandre, offre une multitude de restaurants pour tous les goûts et tous les budgets (les prix, en général, sont raisonnables, vu le public estudiantin).

J’y vais régulièrement avec ma femme (hélas ! végétarienne) ; il faut donc trouver des cantines compatibles avec nos régimes très différents… le Wabi Sabi est de ceux-là. On y trouve les classiques japonais : sushi, sashimi, yakitori (ce que je prends habituellement) ; mais aussi des plats thaïs (que j’évite à cause de leur caractère extrêmement épicé) souvent sans viande ni poisson.

Ainsi, pour qui a le palais et l’estomac bien accroché, il y a des soupes très particulières, telle le ou la (j’ignore les genres en thaï !) Tom Yum Ka, poulet au gingembre avec coriandre, champignons et légumes. Délicieux, mais il faut à chaque cuillérée avaler une gorgée d’eau ou manger du riz (plus efficace) pour éteindre l’incendie buccal.

Les salades sont à l’encan, à noter la Mango salad, qui, bien que là encore très relevée, combine harmonieusement sucré et salé.

Les desserts sont limités quoiqu’originaux : glaces au thé vert ou au sésame, tempura des bananes au miel.

Question vins, vous devrez vous contenter de la bibine chilienne ou argentine, mieux vaut opter pour de la bière belge ou alors du thé.

Une adresse dépaysante qui change de l’inévitable carbonnade de bœuf ou du waterzooi, au demeurant excellents mais qu’on peut déguster un peu partout ici.

 

Muntstraat 10

3000 Leuven

Belgique

00 32 16 74 77 54

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