Le Tout Bon des Reflets : Confit d’oignons aux amandes

Ecrit par Gilberte Benayoun le 04 janvier 2014. dans La une, Gastronomie

Le Tout Bon des Reflets : Confit d’oignons aux amandes

Pour le confit d’oignons, étonnant et savoureux plat de « chez moi », que ma mère mitonnait exquisément à l’orée de l’automne, spécialement à l’occasion des fêtes juives de la presque fin d’été, joyeuses et riches en banquets et ripailles typiques, lorsque l’écharpe de soleil des ciels de mon enfance s’apprêtait à nous envelopper de ses ors d’automne, et allait, buissonnière, chambouler le décor… ce confit d’oignons aux amandes et raisins secs, que « chez nous » on appelait « bséla », voici comment le concocter :

Pour au moins 4 personnes (gourmandes), faire revenir à l’huile d’olive une petite gousse d’ail coupée en lamelles, puis une dizaine de gros oignons rouges, et 5 ou 6 gros oignons jaunes, les laisser s’attendrir un peu dans la marmite en remuant souvent, avant de les couvrir d’eau, et couvercle fermé, les laisser réduire un peu.

Surveiller la cuisson et leur aspect au fil de l’eau, puis saler et poivrer, ajouter quelques brins de persil, et pour que le festival soit à la hauteur des papilles gustatives, saupoudrer d’une fine pluie de sucre de canne, et « finir en beauté » avec 2 cuillerées à soupe de sauce tomate (tomates pelées ou chair à tomate en boite), un généreux saupoudrage de piment rouge, une centaine de grammes d’amandes émondées et de raisins secs (blancs ou noirs). Puis laisser, le tout, longtemps mijoter à feu très doux, comme pour une confiture. Couvrir aux trois quarts, et remuer de temps en temps, si besoin ajouter au cours de la cuisson un peu d’eau et quelques filets d’huile d’olive.

Bon appétit ! avec mon « bséla » qui se déguste comme une entrée chaude, ou pour accompagner un plat de viande ou de poisson !

A propos de l'auteur

Gilberte Benayoun

Gilberte Benayoun

Rédactrice/Lectrice/Correctrice

Membre du comité de rédaction


née le 1er octobre 1945, en Algérie, à Tlemcen.
Vit en France depuis 1962.

Parcours professionnel en région parisienne : Secrétaire dans différents services administratifs de la Fonction Publique, de 1962 à 2005.

Autodidacte. Pas de formation universitaire.

Activité occasionnelle, pour le plaisir, et à titre bénévole : "tapeuse de manuscrits" pour écrivains
(saisie informatique - traitement de texte - relecture - corrections - mise en forme)

Commentaires (3)

  • Jean-François Vincent

    Jean-François Vincent

    05 janvier 2014 à 21:08 |
    Merci Gigi! Je m'en vais essayer ta "bséla" dès cette semaine!

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  • Benayoun

    Benayoun

    04 janvier 2014 à 20:31 |
    Oui c'est vrai, j'aurais dû terminer par ça : Bon, en effet, on pleure beaucoup à peler les oignons et les découper en lamelles, on a la larme à l’œil, et au nez, mais à la fin on oubliera nos larmes parce qu’elles ne sont pas de chagrin et que ça valait la peine ! (il paraît que l'on peut même utiliser des « lunettes de plongée » pour éviter les larmes aux yeux… mais je crains que le ridicule tue, même seule dans sa cuisine au-dessus de l’évier…).

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  • Martine L

    Martine L

    04 janvier 2014 à 18:57 |
    merci !! on va s'y jeter !! même si vous ne nous mettez pas en garde contre le " chagrin des oignons" qui vaut bien le confit ! depuis quelques années, le foie gras - et notamment le mien en Limousin ne s'entend qu'agrémenté du petit pot de confit d'oignon, et de figue ( plus sucré). En lisant votre récit gustatif, je ne sais pourquoi, mais les fournisseurs du pot du marché n'ont qu'à bien se tenir, et à pleurer sur un chômage à venir !

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