Le Tout bon des reflets : De l’huile d’Olive…

Ecrit par Martine L. Petauton le 15 mars 2014. dans La une, Gastronomie

Le Tout bon des reflets : De l’huile d’Olive…

Oliviers… Ils frissonnent en ce moment, partout, de la Durance de Giono, au moulin de Daudet ; chacun veut en planter, même en terrasse de ville, au soleil du midi. On peut du reste – mon cas – refuser d’emprisonner en pot, ce géant d’Homère ; vous viendrait-il à l’idée d’installer sur votre  chaise longue, non un chat, mais un guépard !

Depuis Nabuchodonosor – c’est vous dire ! – on a des tablettes nous parlant de cette huile  d’olive, « l’huile de Provence » dont Ronsard aimait déjà napper ses crudités… Partout, les rivages de Méditerranée, depuis la haute Antiquité étaient coiffés d’oliviers (dont le nombre valait l’assise de l’aisance d’une famille) et les amphores antiques – celles, par exemple qui échouèrent devant Lattes à deux pas de chez moi – étaient le principal objet transporté par les naves romaines…

Tout, dans le Sud était cuisiné d’olives, et, en face, on avait au Nord, « les gens de beurre ».

On sait que l’Olivade faite (le vent, disent les mauvaises langues, en étant le meilleur ouvrier), une simple tranche de pain de campagne revenue dans la première huile – celle qui ne voyage pas, frottée d’ail, ferait se régaler un roi, mais que penser d’un repas d’été sans la Tapenade ? On connaît cette mixture en pot – verte ou noire, qu’on étale sur des toasts à l’apéro.

Mais la tapenade, c’est tellement d’autres vies !

* La faire/maison est simple : des olives vertes dénoyautées / quelques filets d’anchois, et une cuillerée de câpres. On mixte à la main en faisant couler de l’huile d’olives. Poivre, un peu de citron. Mélange irrégulier, un peu épais.

* En plat chaud. Des tagliatelles fraîches, une fois cuites, recevront votre pâte – la verte, comme liant. Autre chose que le beurre ! Vous disposerez des rondelles d’olives, et disperserez des lamelles de saumon fumé. Je m’autorise quelques croutons aillés. Aneth. Mangez chaud, surtout.

N’en déplaise à mon sommelier préféré (rien, sans du Rouge) ! Un Rosé du Languedoc ; Faugères ou saint Chinian.

Et, une promenade dans les oliveraies, en pousse-café ?

Bon appétit messieurs, et mesdames aussi !

A propos de l'auteur

Martine L. Petauton

Martine L. Petauton

Rédactrice en chef

 

Professeur d'Histoire-Géographie

Auteure de publications régionales (Corrèze/Limousin)

 

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