LE TOUT BON DES REFLETS - L'entrée dans les temps chauds par la pissaladière

Ecrit par Martine L. Petauton le 23 avril 2016. dans La une, Gastronomie

LE TOUT BON DES REFLETS - L'entrée dans les temps chauds par la pissaladière

Son nom, chantant, peut-être ; son allure colorée, sans doute, assurément, son odeur ; fermez les yeux, vous êtes à Nice, au pays de la Pissaladière...

 Les gens du « petit »,  dont beaucoup d'émigrés italiens, ont, dans un temps déjà lointain, accommodé la simplicité goûteuse de cette pâte à pain, étendue à la main, garnie des oignons d'ici, et parsemée de ces olives violettes des hauteurs, petit gabarit si fort en senteurs.

La Pissaladière, est la facilité même pour celui qui la cuisine :

 

Il vous faut : une pâte à pain, donc à pizza-la-voisine, étalée grossièrement. Un petit pot de confit d'artichauts ( parfaitement facultatif, mais...) dont on tartinera le fond.  1 bon demi kilo d'oignons – moi, je mélange, quelques blancs qui fondent vite et sont presque sucrés, 2 ou 3 violets de l'Aveyron, 1 ou 2 bruns plus ordinaires. Les émincer, et... pleurer, c'est le côté amer de la farce ( faîtes le tout sous le filet d’eau froide du robinet).

  On les fera suer un 1/4 d'heure dans une cuillerée d'huile d'olives ; saler modérément. Ils seront – obligatoirement – saupoudrés de sucre en poudre. Cet appareil sera étalé sur la pâte. En croisillons, des anchois, entre ceux-ci, les olives noiraudes. Des peluches de thym, ou d'autres herbes de la garrigue, selon saison, couronneront votre œuvre. 40 mn au four.

 

Dégustation : tiède ou froide. Un vin – rosé du Var, s'impose

 

Bon appétit, messieurs et mesdames aussi !

A propos de l'auteur

Martine L. Petauton

Martine L. Petauton

Rédactrice en chef

 

Professeur d'Histoire-Géographie

Auteure de publications régionales (Corrèze/Limousin)

 

Poster un commentaire

Vous êtes identifié en tant qu'invité.