Humour

La ville, les Clampes, la rumeur...

Ecrit par Martine L. Petauton le 04 octobre 2010. dans La une, Humour, Société, Histoire

La ville, les Clampes, la rumeur...

A la fin du marché si coloré de T. on les voit, s'attardant, affairées, se rapprochant à la façon de certaines grues, à l'arrivée des "petits jours" ; non, elles ne négocient pas quelque fin de cageot (" vous en ferez  bien une compote, de ces pommes ! Et, tiens ! Je vous mets aussi un coing !")…

Elles démarrent, (finissent, en reprennent une cuillère pour la route ?) un ragot. Ici, dans ce Limousin, vert, bleu, gris, - selon le ciel - on dit joliment : "une clampade"…

C'est un mot presque poétique, consacré uniquement aux agissements féminins ; le ragot s'accorde - et, de tous temps - à la lavandière (une langue de laveuse), à la marchande, à la concierge ; tiens, on pourrait se demander si les Juifs, les Rroms ne seraient pas, de bons suspects ? On pourrait peut-être ajouter ça à leur besace déjà chargée, au motif, que "ça" vend et bouge !

Drame dans un miroir

le 04 octobre 2010. dans France, La une, Humour

Drame dans un miroir

Les miroirs feraient bien de réfléchir un peu (…)

Jean Cocteau

 

UN SALON DE L'ÉLYSÉE, le 24 Décembre 2011, à 19 h 30

Les lumières viennent tout juste de s'éteindre. Bathory (arrière-petit-fils du Comte Dracula, dit l'Empaleur, et de la Comtesse Elizabeth Bathory) et son staff prennent place face à l'écran, dans un silence tendu. Le projecteur se met en route. Les premières diapos défilent sous les yeux des courtisans, et c'est aussitôt l'extase.

"Ah, Président, c'est génial !", s'exclame Xavier.

Les gadins célèbres

Ecrit par Elisabeth Itti le 01 octobre 2010. dans La une, Humour, Voyages

Les gadins célèbres

Mes parents parcouraient le monde, à la recherche de sites spectaculaires, culturels, ma mère en particulier avait une sainte dévotion pour les pèlerinages. Je détestais cela, la honte au front, je faisais mes prières devant les calvaires et grottes, terrorisée à l’idée que des personnes de ma connaissance pouvaient m’apercevoir et me reconnaître.

Je me suis découvert une spécialité au fil dans ans, en dehors de mon envie frénétique de musées, de paysages, de voyages, et du fait que je suis systématiquement fouillée au passage des douanes aériennes, en effet je dois reconnaître que mon exploit spécifique est à la hauteur de Mylène Farmer ou de Lady Gaga, sans l’être… J’ai une régularité de gadins dans les diverses capitales qui ”tombent”  comme un métronome.

Holy Cow !

le 29 septembre 2010. dans La une, Humour

Holy Cow !

Je me suis longtemps demandé ce qui me plaisait dans l'odeur des vaches. Les effluves aromatiques leurs bouses séchant au soleil d'été étaient l'un des plus vifs plaisirs que m'apportaient mes balades en montagne, "sport" que j'ai assidûment pratiqué dès l'âge de 6 ans. Je repérais de loin ces modestes monticules fumants, je m'arrêtais pour les humer, j'inspirais à fond pour garder la mémoire de ces parfums sauvages. Je rêvais de les mettre en flacon, d'en tirer un concentré dont j'aurais vaporisé l'appartement pour mieux tenir jusqu'à l'été prochain.

Un autre phénomène m'intrigua dès mon plus jeune âge. À mon approche, les aimables bovidés s'arrêtaient de brouter, et il me suffisait de leur siffler les premières notes de la Sixième pour qu'ils accourent en rangs serrés, comme s'ils attendaient de moi une offrande, un échange, un signe de reconnaissance. Après nous être regardés quelques minutes dans le blanc des yeux, je sentais monter dans le troupeau une indéfinissable déception. Visiblement, je ne correspondais à aucun de leurs critères esthétiques, physiques et intellectuels. Nous n'avions pas les mêmes valeurs.

Le brushing

Ecrit par Sana Guessous le 24 septembre 2010. dans Vie quotidienne, La une, Ecrits, Humour

Le brushing

Égarement. Épouvante. Hystérie.

Merde ! Je fais quoi maintenant ?

Je peux essayer de revenir sur mes pas.

Non, non, pas moyen de revenir. J’ai le pied fier, têtu, un peu con aussi. Il n’obéit pas aux ordres de repli. Il s’imagine qu’on abdique. « On marche déjà sur Roudani, putain ! C’est la mobylette qui t’effraie ? La charrette ? Chochotte ! ».

Oui, c’est comme ça que le pied parle à la tête, chez moi. Ici, c’est le mousse qui commande au maréchal. Forcément, c’est un peu branlant. Ça tangue, si vous préférez. Bande de pervers.

Parce que mon pied n’en fait qu’à sa tête, Garcia Marquez est resté à la maison.

Une enfance difficile

le 08 septembre 2010. dans La une, Humour

Une enfance difficile

"À table, la soupe refroidit !"

"Oui, m'man."

"Tu t'es bien lavé les mains ?"

"Oui, m'man."

"Bien, alors qu'est-ce que t'as appris à l'école, aujourd'hui ?"

"On a commencé les tables de multiplication."

"Je t'écoute…"

"Une fois un, un ; une fois deux, deux ; une fois trois, trois… sept fois sept, quatre mille."

La Nuit du Point-Virgule

Ecrit par Martine L. Petauton le 03 septembre 2010. dans La une, Média/Web, Humour

La Nuit du Point-Virgule

Il avait fait orage, et je peinais à m'endormir, dans la nuit banalement noire de mon vert Limousin, enjauni par la touffeur ; ce soir, Il m'avait dit - sur Skype - : « tu as vu ! Tu en mets, des points-virgules !  Pourtant, on est plutôt dans leur obsolescence ! ». Comment bien dormir après ça ? Chroniquer, ponctuer, point-virguler, ne plus point-virguler … Quel chantier ! Et Il avait ajouté : « moi, c'est plutôt les points d'exclamation ... »

Je me retrouvais, glissant, comme dans cette machine à remonter le temps, chère à Wells (points virgules, lui aussi ?) et croisais, dans cette nébulosité propre au « sommeil d'entrée »,  quelques Egyptiens bariolés, me faisant un bras d'honneur : « Ponctuation ? Nous ? Non ! Merci. ».Il me fallut entendre déclamer du grec ancien, pour comprendre, qu'en plus de la monnaie, de la démocratie et, en prime, d'un peu de musique, ces gens là avaient apporté la ponctuation. C'est à dire, d'après mon Wikipédia : des signes graphiques, servant à ordonner le discours.

Erreur sur (toute) la ligne

le 27 août 2010. dans Ecrits, Humour

Erreur sur (toute) la ligne

Le rideau se lève…

Dring, dring…

LUI : "Allô ?"

ELLE : "Coucou, c'est moi !"

LUI : "Ici aussi."

ELLE : "Hein ?"

LUI : "Et comme il ne peut y avoir deux "MOI" au même endroit et au même moment, j'en déduis que vous avez fait UN FAUX NUMÉRO. À moins que vous n'ayez la capacité miraculeuse de vous dédoubler."

Rideau

Le "mystère" de la petite culotte

Ecrit par Elisabeth Itti le 27 août 2010. dans Humour, Voyages

Le

Cela ne peut intéresser que les personnes qui ont suivi mes tribulations et qui se sont posé la question du mystère de la petite culotte.  Aussi je me sens obligée de satisfaire leur curiosité.

Vous aussi vous avez droit au récit intégral de cette superbe journée : nous avons fait un A-R à Nice avec EasyJet, pour visiter la Fondation Maeght. C’était une journée merveilleuse, beau temps, et la Fondation, dès l’ouverture, un plaisir sans nom.

Puis nous sommes allés à Vence dans l’après midi, un bus depuis Nice mène jusque là-haut pour 1 €, petite incursion dans la vieille ville, visite d’une exposition François Morellet au Château de Villeneuve, de bonne augure pour la future exposition Morellet au musée Wurth d’Erstein.

Mon Ange Gardien

Ecrit par Elisabeth Itti le 28 juillet 2010. dans Humour, Société

Mon Ange Gardien

Les anges n’ont pas de sexe ? En tous les cas le mien a une voix de femme, il a même un prénom, il s’appelle Juliette. D’emblée pour sympathiser je l’ai anobli.

Je l’ai surnommé Juliette von GPS. Je ne m’étendrai pas sur ses origines issues des dernières technologies.

Ma vie avec elle est toute une aventure. Grâce à elle je connais les noms des rues, des lieux familiers que l’on traverse par habitude sans y prêter attention.

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