Masturbation le dernier ravage

Ecrit par Fabrice Del Dingo le 17 août 2013. dans Ecrits, La une, Humour

Poèmes déprimants

Masturbation le dernier ravage

Mort aux cons

Je ne suis pas poète et j’écris comme un pied

Mais c’est bien suffisant pour les cons qui me lisent.

C’est mon nom qui fait vendre et non la qualité

De tous ces vers hideux que ma plume improvise.

L’atone à Pékin

Où sont mes trois passions : dieu, mon sexe et mon chien ?

Dieu, hélas, m’a déçu avec ses intégristes,

Je trouve que le sexe est de plus en plus triste,

Et mon chien a fini dans des nems à Pékin.

Catimini lugubre

Dans les après-midis, lugubre et décati

Des deux mains je me masturbe en catimini

La vie est dégueulasse ça ne fait pas un pli

Ton corps est trop petit, toi ma Cathy mini.

Homo animal tristis

L’amour est comme un jeu de piste

D’où je suis maudit.

Après le coït l’homme est triste

Et avant aussi.

Je suis un être hideux

Je suis un être hideux, un homme très banal

Qui noircit du papier de son air torturé.

Je suis petit, radin, je suis un être laid

A cinquante ans j’étais encore au stade anal.

Je suis un cafard

Je ne suis qu’un cafard, un insecte cupide,

Quand on me voit de près j’ai l’air d’un cancrelat.

Ma bouche est méprisante et j’ai les mains humides,

A l’école déjà j’étais un cancre las.

Politichiens

Je vous conchierai tous, politiciens véreux !

Magouilleurs éhontés que le grand soir menace,

Vous ne craignez donc pas que la foule, trop lasse,

A un croc de boucher vous pende deux par deux ?

Vomir en France

La France est un pays où il fait bon vomir

La France est un pays où je me fais bien chier

Alors je fais des vers, des romans et des merdes

Et tous les cons m’encensent sans même m’avoir lu.

Je hais tout le monde

Je hais la terre entière et même mes lecteurs

Ces idiots, ces crétins qui achètent mes livres

Me prenant pour Rimbaud : ces sont des gâteux ivres.

J’attends la fin du monde comme un bandant hardeur.

Destruction nuageuse

Que je hais les ciels bleus ! J’aime quand tout est noir,

Les horizons bouchés et le temps à l’orage.

Je vois s’amonceler les merveilleux nuages

Qui détruisent en moi le plus petit espoir.

Je suis un chien

Chaque homme est solitaire, tout homme est hypocrite

Chacun vit dans son coin, égoïste requin.

Mon cerveau s’amollit à l’instar de ma bite,

Je serais plus heureux si je n’étais qu’un chien.

Peuple de cons

Dans ce peuple de cons où la littérature

Est un tas de fumier, je suis à mon zénith,

Je dis pipi caca je tripote ma bite

Et les intellectuels me trouvent fière allure !

Me taire

Je suis passé sur France Inter

Avec Madame Clarck

Elle a une tête à Clarck

Et j’ai fait que me taire !

A bas les médias

Tous les médias sont à mes pieds

Je n’ai pourtant rien à leur dire

Mais ils devraient s’attendre au pire :

Je les méprise et je les hais.

Masturbation divine

C’est la masturbation qui sauvera le monde,

La femme est inutile, à demi brune ou blonde ;

Je crois que la branlette est un cadeau des dieux

Qui permet de s’aimer sans sortir de son pieu.

Laids diteurs

Je hais les éditeurs qui me sucent la moelle

Au lieu de me payer des à-valoir sublimes.

Avec mes droits d’auteur j’ai des plaisirs intimes

Je baise des poupées qui s’épilent poils.

Je ne plais pas

Je ne plais pas aux femmes

C’est là mon grand malheur

Elles me trouvent infâme

Pauvre petit auteur

Auteur de sainteté

Je ne suis pas en auteur

De sainteté

Mais juste un scribouilleur

Déjanté.

En veux-tu ?

En veux-tu ? En voilà ! Flammarion, de mes deux !

Si toi tu n’en veux pas de tous vers affreux

Je change d’éditeur : tous me font les yeux doux

Pour publier ma merde ils sont bien prêts à tout !

Laideur sublime

Quand je vois mon visage en face d’un miroir

J’ai envie de crever de peur et de détresse.

J’ai l’air d’un pédophile ou d’un vieux radis noir.

Et mon visage est beau à côté de mes fesses !

Se défouler

Y a pas à dire, se défouler, ça fait du bien

Devant ma vie ignoble, plate, sans intérêt,

J’écris d’horribles vers, je gâche du papier,

Je n’attends que la mort, quel horrible destin.

Je vous déteste tous

Je vous déteste tous, écrivains et critiques

Et je me contrefous de ce que vous pensez.

Je vous pisse à la raie, pourtant vous m’encensez,

Ecrivains sans talents, journalistes lubriques.

Maudits ratiocineurs

Es-tu content Sollers, petit ratiocineur,

Et toi PPDA qui emploie tant de nègres

Je vous méprise tous infâmes scribouilleurs

A boire trop d’alcool vous avez le vin aigre

Je suis un vieux crapaud

Je suis un vieux crapaud, une grenouille infâme

Et sur mon nénuphar je dis croa croa !

Mon physique est hideux et horrible mon âme ;

Mais mon pire supplice est de vivre avec moi.

Déprimant

On dit que je suis sombre et un peu déprimant

Et que dans ma part d’ombre il n’y a que tourments.

Comment puis-je être heureux ? Même le sexe ment

Et la masturbation n’est qu’un enfermement.

Éloge du narcissisme

Je me hais et j’en souffre. Ah ! j’aurais tant aimé

Avoir pour ma personne un soupçon d’intérêt.

Que j’envie BHL admirant son visage

Se disant : je suis beau et ne fais pas mon âge !

Asile

Mon corps est un asile habité par un fou

Et mon esprit malsain s’y complaît malgré tout.

Tout n’est que déshérence, abîme, ignominie

Chaque mot que j’écris respire le vomi.

Goncourt

J’ai eu le prix Goncourt, et ça m’a fait du bien !

Ils m’ont tous encensé ces gauchistes horribles,

Libé, Télérama et les Inrockuptibles

Qui sont tout juste bons à décrotter des chiens.

Démuni

Si quelques écrivains ont parfois du talent

Il me faut confesser que j’en suis démuni.

Je suis nul à l’oral, je suis mauvais amant

Mais, reconnaissons-le, je suis bon à l’aigri.

Littérature en branle

Je n’ai que deux passions : écrire et me branler

Je les fais toutes deux avec dextérité

J’écris de la main droite et me branle de l’autre

Je suis comme le christ tripotant ses apôtres.

Flammarion

Quand Flammarion m’a dit veux-tu que je t’édite

Je lui ai répondu : suce plutôt ma bite !

Mais il a fait les deux : il publie mes poèmes

Me prêtant des talents que je n’ai pas moi-même

Du pain et du vin

J’avais mangé des épinards

En branche et cuits à l’eau

Avec un verre de pinard

Un Haut-Médoc ou un Margaux.

Au supermarché du sexe

Quand je vais au supermarché

C’est pour manger des biscuits secs.

C’est aussi pour me masturber

Même si j’ai la trique à sec.

Anna punie

Au temps des derniers seringas

Je suis venu le ventre vide ;

J’ai retrouvé la belle Anna,

Cette encloquée et son gros bide.

Serpent

Je suis un vrai serpent qui crache son venin

Qui vomit sur les gens qui croisent son chemin.

Je hais tous les humains, même les Irlandais

Qui planquaient mon pognon avant d’être ruinés.

Masturbation fugace

C’est la masturbation qui sauvera le monde,

Ce plaisir est fugace et me laisse un peu coi.

Je suis tel un nageur qui s’enfonce dans l’onde

Et se maintient à flot en se branlant d’un doigt.

J’aime le crépuscule,

Quand tout s’éteint,

Qu’on ne distingue plus un loup d’un chien.

Le moment où s’enculent

Deux pédés teints

Sous les yeux effarés de la mère Boutin.

Anxiolytiques

Le soir je prends du témestat

Et le matin du lexomil

Quand j’ai fini de les bouffer

Tous ces infâmes comprimés,

Il me reste, c’est extra

La possibilité d’une huile.

Ingurgiter

Le seul luxe qui me reste

Lorsque j’ai tout ingurgité

C’est de me mettre deux doigts lestes

Sur ma luette enfarinée

Le poète n’a qu’un plaisir :

Lire ses vers puis les vomir.

Adieu lecteur insipide

C’est pour toi que j’écris, ô lecteur insipide

Solitaire raté, branleur qui se morfond,

Je ne crois plus en rien et mon inspiration

A fui depuis longtemps mon pauvre cerveau vide.

 

Michel Ouellebite

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Commentaires (1)

  • Le Chartreux de Parme

    Le Chartreux de Parme

    19 août 2013 à 18:56 |
    A vec l'autorisation du supérieur du Couvent, je vous signale que ces vers ont été censurés du recueil de Michel Ouellebite:
    "C’est à toi que j’offre lecteur intrépide
    Ces vomissures en forme de vers
    Pour remuer ton âme de pervers
    T’envoyant ainsi à peu de frais en l’air
    Tu existes enfin même si parfois insipide
    Je suis l’amour triste et la bite timide."

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