Souvenirs

Le ciel mâche ses mots (Nouvelle)

Ecrit par Ahmed Khettaoui le 11 janvier 2014. dans Souvenirs, La une, Ecrits

Hommage et texte dédié à notre cher défunt Mansouri Kaddour (instituteur à Ain-Sefra, Algérie)

Le ciel mâche ses mots (Nouvelle)

Le ciel tricolore rejeta la parole de son concitoyen : Ciel…

Cela fut refus étrange… s’interrogea Kaddour Azzalt (1), en tapant fort au dos d’un tambour africain, passant ses doigts au-dessous de ses soupçons… de ses droits…

D’une telle étrangeté, purifia ses doigts, cette fois avec une main africaine… et autre céleste, rejeta une seconde fois l’odeur, la candeur du Ciel…

Oh, quelle étrangeté !

Un immense sourire là-dessus aux alentours du savoir… et au dehors du dedans ! poussa ses soupirs, abrita ses endroits… là-bas au fond du ciel.

Le ciel demeurait partie prenante… aussi notre âme exposée aux mœurs de nos confrères africains… et aux ayant droits…

Oh quelle étrangeté… !

Toujours sans issus et issues, ces africains-là ! Peut-être erreur de passage ou de sentier… ! professa Kaddour Azzalt.

Quel drôle de blocage… ! excepté quelques petites nuées passèrent légèrement à proximité de la rive du second ciel, chouchoutant une fillette païenne…

Il y en avait trois Cieux… tous occupés… La paix demeure au premier ciel…

[ La gastronomie dans Reflets ] Souvenirs gourmands : Noël aux parfums de Tlemcen !

Ecrit par Gilberte Benayoun le 21 décembre 2013. dans Souvenirs, La une, Recettes du monde, Gastronomie

[ La gastronomie dans Reflets ] Souvenirs gourmands : Noël aux parfums de Tlemcen !

 

Eh non ! Pas de repas traditionnel classique pour la traditionnelle soirée en famille de ce réveillon de Noël, cette année. Rien n’est classique ni déterminé quand on a grandi et vécu sous le ciel de deux cultures. Dans la ville de mon enfance, à Tlemcen, où scintillaient déjà ici ou là dans la ville sapins et guirlandes de Noël à cette période, chez nous, dans la chaleur familiale de notre maison, c’était notre petite hanoukka accrochée derrière la porte de notre salle à manger qui faisait rayonner tous les ans, en scintillements ininterrompus, huit jours d’affilée, ces périodes de mon enfance où j’apercevais, planquée derrière la porte de ma chambre, nos « cadeaux de Noël » déposés par mon père au bas de cette porte, comme au bas d’un traditionnel sapin, tous les livres-cadeaux des Hanoukkas de mon enfance que ce petit chandelier à huit branches, qu’il accrochait toujours en haut de cette porte, faisait resplendir, comme je le racontais dans une autre vie.

Dans mes souvenirs de ripailles ces soir-là, pas de fruits de mer, non, ça c’est proscrit dans la religion juive, pas de dinde aux marrons, ni de bûche de Noël, mais d’autres délices, d’autres parfums, des petits plats inspirés de notre culture judéo-arabe.

[ La gastronomie dans Reflets ] Souvenirs gourmands : Le pâté de la batteuse…

Ecrit par Martine L. Petauton le 21 décembre 2013. dans Souvenirs, La une, Gastronomie

Pour L. en souvenir d’un raté dans un moule à manqué… avec mes encouragements...

[ La gastronomie dans Reflets ] Souvenirs gourmands : Le pâté de la batteuse…

Toute mon enfance est là, dans son rond doré, son odeur de pâte chaude qui titille l’appétit, son pot de crème fraîche, et sa cuillère en bois.

En fermant les yeux, je vois encore, loin dans mon bocage du haut Cher, le torchon rouge et blanc, et l’ombre fraîche de la « remise au four » – à part, en bout de cour ; on craignait tant les incendies… C’était l’été crissant de la mi-Août. La batteuse était là ; le pâté aux pommes de terre était son roi.

La batteuse était arrivée la veille. Toute en bois patiné – une merveille ! elle traitait le blé des moissons de ferme en ferme. Un entrepreneur de battage, tout de noir vêtu, grand chapeau de mousquetaire, du nom de « Lamartine » – ce qui n’était pas sans m’interroger –, l’amenait à la fraîche, tard, au bord d’une de ces soirées bleues – lumière unique, de mon Bourbonnais. On la posait vers les granges. Demain, ce serait fête, pour nous les gamins. Il fallait se coucher tôt ; on n’y arrivait pas ! Pensez ! la batteuse ! On l’attendait toute une année, dans ces marqueurs de l’année agricole, de la Saint-Cochon, aux fenaisons et bien sûr aux moissons ; tout ce qui allait son train encore immuable dans ce monde paysan, et qu’on regardait déjà,  pareils, dans ces Riches Heures du Duc De Berry, venues du Moyen Age…

Quatre heures. Premiers cris des coqs. Mon grand père chauffait le four – bois, bien sûr ! Chêne et quelques branches vermoulues d’un vieux cerisier ; celles qui allument bien ! 2 ou 3 heures étaient nécessaires pour obtenir la bonne chaleur, l’exacte, sans thermostat. On commencerait par le pain, puis les pâtés ; on finirait par les tartes, aux fruits du verger, ou les « gouères » au fromage blanc sucré ; chaque fournée ayant des exigences particulières en température. Affaire d’hommes, ce four – le grand, comme on disait –, car, déjà dans la salle de la ferme, les femmes s’activaient devant la cuisinière à bois – une Rosière, si je me souviens bien, pour d’autres cuissons, les volailles, les terrines.

J’avais des amis en Afrique…

Ecrit par Sabine Aussenac le 23 novembre 2013. dans Racisme, xénophobie, Souvenirs, La une

J’avais des amis en Afrique…

Ce texte, qui était paru dans l’ancien « Post », et dont je ne trouve plus trace, je souhaiterais aujourd’hui le dédier à Madame la Ministre, Christiane Taubira. Madame la Ministre dont je suis loin de partager toutes les opinions, mais que je soutiens, en ces jours où ma France brunit, de tout mon cœur républicain.

Mon Afrique, il me semble, ne va pas très bien en ce moment. Entre les sacrifiés de Lampedusa et nos deux journalistes assassinés, entre ce prêtre enlevé aujourd’hui et les terribles tensions du Proche-Orient…

Le monde, notre monde, bouillonne en tous sens, immense poudrière, pleine d’humains qui après les typhons ne trouvent même plus de quoi enterrer leurs morts, quand d’autres, honteusement, se gavent d’indécence.

Alors, nous, Français, nous, tous Présidents de la République, nous, héritiers des Lumières, levons-nous pour dire notre solidarité face aux serpents de toutes les dictatures. Nous, Français, nous, tous Présidents de la République, serrons-nous les coudes, retroussons nous les manches, osons la solidarité, plutôt que d’insulter les femmes et la démocratie.

J’avais, j’ai et j’aurai toujours des amis en Afrique, et dans le monde entier.

Et j’aurai une pensée toute spéciale pour ce prêtre enlevé au Cameroun, le Père Georges Vandenbeusch. Que Dieu  le garde. Et nos prières.

J’avais huit ans, guère plus. Bien sûr, nous avions un poste de télévision, et j’avais déjà vu des films se passant en Afrique, ou avec des Noirs américains.

Mais là, ma grand-mère, soudain, serra ma main plus fort. C’est que dans ma petite ville tarnaise, dans les années soixante, on était vraiment loin du Bronx. Et des Black, c’est simple : il n’y en avait pas. Ma mamie me dit alors, sur un ton docte, empli de son bon sens paysan :

« My Father », de Ricker Winsor

le 09 novembre 2013. dans Souvenirs, La une, Ecrits

« My Father », de Ricker Winsor

Franz Kafka wrote a long letter to his father. It said a lot of what I wanted to say to my father but did not have the words or the courage to say. So I left it on his desk and sometime later I found it on the stairs going up to my room. I understood by that act that he had read it and had nothing to say.

To be humiliated by your father in any way and not be able to respond or defend yourself is a great and unholy defeat, a great pervasive experience of impotence. Even a bright kid against a doltish father doesn’t have a chance. A bright kid is still a kid without the tools, yet, to defend himself. Maybe that is why it is said that a man never becomes truly a man until his father is dead. It is not all about Freud but Freud’s ideas have something to do with it. Limbic man is wired to overpower and fuck, simple as that.

My father was an arrogant pain in the ass. His quick mind and mastery of the English language made him almost completely unassailable. His defenses were ironclad, but a probing eye could see what they covered up, a very simplified view of the world and a lack of depth in understanding. He would say, « my mind is open from twelve till noon » which was about as self-deprecatory as he ever got and a momentary relief for all of us in the family.

He was sarcastic, critical, and mean ; impatient and often angry. Most of the time we fled from him. He referred to his family as « this chicken shit outfit ». Our well-appointed house, including a couple of servants, he referred to as « a pig sty ». If you have four children and a wife, sometimes the cushions are not fluffed up all the time. When he wasn’t drop kicking the family dog out the back door, he was guzzling martinis out on the screened porch and seeking to nab a wary child for a lecture on « principle ».

Since his wife had been seriously chopped up in the face by a series of cancer operations and no longer looked like the woman he married he had reason to think about « principle » as I later figured out. At the time I doubt even the smartest of us knew what the hell he was talking about.

« Principle » was good to have, we slowly began to understand, if it kept the family together and had to do with loyalty. By the end of her life our mother referred to him as « her steadfast oak ». If you got in trouble he was there for you ; he would defend you when the world attacked. He stayed the course despite some temptation in his office from a beautiful young divorcee. Our mother shut that down without much trouble. She said to me once, « All the marriages I know about through my friends have faced a major challenge of one kind or another ».

Mon Père

Ecrit par Jean-François Vincent le 09 novembre 2013. dans Souvenirs, La une, Ecrits

Traduction du texte de Ricker Winsor par Jean-François Vincent

Mon Père

Franz Kafka écrivit une longue lettre à son père. Cette lettre disait une bonne partie de ce que j’ai voulu dire à mon père, sans avoir les mots ou le courage pour le faire. Je l’ai donc laissée sur son bureau. Quelque temps plus tard, je la trouvai dans l’escalier qui mène à ma chambre. Je compris ainsi qu’il l’avait lue et qu’il n’avait rien à dire.

Être humilié par son père, de quelque manière que ce soit, et ne pas pouvoir riposter ou se défendre, est une immense et terrible défaite, à l’origine d’un grand et durable sentiment d’impuissance. Même un gosse intelligent, face à un père pas très malin, n’a pas encore les outils qu’il faut pour se défendre. C’est peut-être la raison pour laquelle on dit qu’un homme ne devient véritablement un homme qu’à la mort de son père. Freud n’a pas réponse à tout, mais certaines de ses idées, en l’occurrence, sont pertinentes. Un homme resté au niveau de son système limbique (1) ne peut que tyranniser et faire des dégâts. C’est aussi si simple que ça.

Mon père était un emmerdeur arrogant. Sa vivacité d’esprit et sa maîtrise de la langue anglaise faisaient que l’on ne pouvait pour ainsi dire jamais gagner contre lui. Ses défenses étaient blindées ; mais en y regardant bien, on pouvait voir ce qu’elles dissimulaient : une vision simpliste du monde et un manque de profondeur dans sa manière de comprendre les choses. Il avait l’habitude de dire : « j’ouvre mon esprit de 12h00 à midi ». Il n’a jamais poussé plus loin l’autocritique. C’était cependant, pour nous tous dans la famille, un soulagement momentané.

Il était sarcastique, critique et mesquin, impatient et souvent en colère. La plupart du temps, nous le fuyions. Évoquant sa famille, il parlait de cet « accessoire de merde ». Pour lui, notre maison qui ne manquait de rien – nous avions même deux domestiques – était une « porcherie ». Avec une femme et quatre enfants, les coussins ne sont pas toujours retapés comme il faut. Quand il avait fini de chasser le chien à coups de pied par la porte de derrière, il sortait engloutir martini sur martini dans la véranda grillagée (2), pour épingler un enfant – sur ses gardes – et lui faire la leçon, au nom des « principes ».

Depuis que sa femme avait eu le visage massacré par toute une série d’opérations liées à son cancer, et ne ressemblait plus à la femme qu’il avait épousée, il avait eu de quoi réfléchir aux « principes ». Plus tard, j’ai compris ; mais, à l’époque, je doute que même le plus futé d’entre nous ait eu la moindre idée de ce dont il parlait.

Henri et Francesca…

Ecrit par Martine L. Petauton le 09 novembre 2013. dans Souvenirs, La une, Musique

Henri et Francesca…

 

C’était dans ces années 70, avant la déferlante Mitterrand. Un temps d’une Droite qui restait dure, en voulant louvoyer… avant la libération des radios, où on n’écoutait ni le Potemkine de Ferrat, ni le Parachutiste de Maxime, pour cause de censure. Bien autre chose que « la Gauche molle, et l’autoritarisme de Valls » !

C’était avant les CD, qui, pour nos jeunes, signent déjà une certaine Préhistoire. Le 33 Tours, le Vinyle, son odeur, quand on le sortait de la pochette ; la couverture, souvent belle, en noir et blanc parfois, silencieuse, évidemment, plus qu’un clip. Le disque nous laissait imaginer, rêver à notre guise. Il fallait retourner l’objet, pour lire, à la loupe, le texte des chansons… un autre monde ! Tout ça traînait, sur le bord d’un canapé, pas loin d’un cendrier – on fumait encore –, ou, à la rigueur, perché sur un coin de bureau, au milieu de copies en voie de correction – on était – presque – tous enseignants… Mettre un vinyle, était une façon d’être ensemble, une culture, pour ainsi dire ; une gestuelle qui nous fait sourire avec la nostalgie qu’il sied, quand on la croise dans un vieux Sautet.

Mes mots

Ecrit par Bernard Pechon-Pignero le 05 octobre 2013. dans Souvenirs, La une, Ecrits

Mes mots

Les mots ; je voudrais retrouver la magie de leur formation sur mes premiers cahiers, quand les lettres s’enchaînaient miraculeusement les unes aux autres comme des guirlandes de minuscules fleurs qu’il m’était donné depuis peu de dessiner avec sûreté. La calligraphie, la science des ânes, disait ma grand-mère qui l’avait enseignée en sa qualité d’institutrice de l’école publique ; elle signifiait par là qu’à défaut de l’intelligence que requièrent le calcul ou la composition française, on peut au moins soigner son écriture. Elle se trompait évidemment en tenant pour méprisable l’effort de modeler le contour des lettres, le souci de donner vie à leurs corps par le bon dosage des pleins et des déliés de telle sorte que les mêmes lettres fussent à la fois identiques et originales, que chacune fût susceptible de représenter la perfection de son modèle tout en gardant son individualité propre. Il me semble bien les avoir aimées toutes, les vingt-six de l’alphabet, d’un amour égal, leur avoir manifesté une sollicitude équitable. Il y avait autant de plaisir, parfois de volupté, à former un c parfait qu’un e ou un j. Quant à celles que l’on rencontre moins souvent, le k, le w, l’x, j’avais à cœur de ne pas les louper bien que je fusse moins entraîné à les réussir.

Mais les lettres ne sont que les préliminaires sensuels de l’acte véritable, de l’accomplissement qu’est la formation d’un mot, lorsqu’il prend sens avec l’achèvement de la dernière des lettres qui le composent. Jusqu’à cet avènement du mot, l’écriture a encore la gratuité, la légèreté d’un art décoratif, comme la broderie qui lui ressemble tant par sa grâce précise, son exigence de régularité et ce souci d’une perfection qui doit faire pourtant reconnaître qu’il s’agit bien d’un travail fait à la main et devrait même permettre d’identifier l’artiste au style de son point lancé ou de ses jours Venise. Aujourd’hui, bien sûr, j’écris sur un clavier d’ordinateur et c’est comme si je brodais à l’aide d’une de ces machines à coudre perfectionnées qui sont capables de vous débiter au mètre en quelque secondes des imitations vulgairement mécaniques des exquises arabesques dont nos grand-mères (celles qui n’enseignaient pas dans les écoles de la République) bordaient leurs draps, leurs mouchoirs ou leurs bonnets.

Entretien entre un oiseau en cage et un oiseau en Mongolie

Ecrit par Luce Caggini le 05 octobre 2013. dans Souvenirs, La une, Ecrits

Entretien entre un oiseau en cage et un oiseau en Mongolie

Voici comment un monarque de papier devint un chameau dans le désert, et comment Yacine Kateb vint en aide à son petit oiseau meurtri.

– L’oiseau

Maintenant que je suis une montagne en nomaderie musicale en sol dominante majeur, je peux enfin me gargariser de trois petits coups de jus de raisin.

Jusque-là ma musique a été un chant artistique d’amusement venant d’un pénible exil de ma terre de naissance annihilant balayant toute la douceur de ma flamme. Estomper ma radieuse jeunesse a été une mise entre parenthèses à laquelle je me suis appliquée depuis trente ans dans une petitesse de vie.

Mais dans le même temps une mémoire insaisissable comme un univers en extension donnait à ce passé ensoleillé une dimension sans limites. Avec quelques notes de la première arabesque de Debussy j’ai trois ans, je suis sous le piano de ma mère. C’est un piano droit, un Gaveau qui va me suivre pendant toute mon adolescence. Oran, Constantine d’Ouest en Est, l’arabesque l’arabe, la musique, l’entrelacement de mes jeunes années avec la douceur et le caractère d’un pays fait pour moi, qui a engendré la femme que je suis, enfin une femme de chez moi.

Mais être une artiste et mener la vie de compétitrice marginale engluée dans le mariage c’est comme partir en avion sans son billet et sans un sou.

NYC… Subway… « Stand clear of the closing doors, please… »

Ecrit par Luce Caggini le 31 août 2013. dans Souvenirs, La une, Ecrits

NYC… Subway… « Stand clear of the closing doors, please… »

Je viens de me lever au 145 92nd street entre Lexington et la 2nd Avenue.

Il est midi.

Le premier matin d’un monde où même les anges unanimement magnifiquement centralisés sur des monades d’immensités de vies minuscules me donnent les ailes pour communier avec NYC dans ce matin surchauffé ; ils murmurent bénédictions et romances dans ce jour dansé et chanté par des millions d’hommes et femmes déjà levés depuis l’aube sans jamais arrêter de vivre la même joie que moi.

L’immeuble est ancien avec ses escaliers de secours extérieurs, ses fenêtres coulissantes, ses grillages, son ascenseur à parois boisées en acajou verni, son liftier en tenue, son grand ventilateur dans le foyer du rez-de-chaussée. Je profiterai de chaque montée ou descente pour faire la conversation avec ces hommes de l’ombre venant des quatre coins de la terre.

Je clique et Manhattan est au bout de ma petite valise roulante. J’ai l’Amérique sous mes semelles.

À NYC la chaleur est une autre chaleur, les arbres sont différents, les rues sentent une autre odeur, tout le monde vous le dira, bref vous l’avez compris, j’adore !!!!

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