Souvenirs

Ma's Face (English)

Ecrit par Ricker Winsor le 01 novembre 2010. dans La une, Souvenirs, Amour

Ma's Face (English)

 

I was in the first grade with the purple-faced Mrs. Reagan when my mother had the first operation on her face to remove a tumor. This wasn’t the one that took the facial nerve; that came later. Still, it was difficult for a little boy to see his mother’s fine, beautiful face all sunken in and scarred. It was not the same face, possibly not even the same person. Surgery fifty years ago was mean and rough ? no refinement. I can’t remember how much explanation I got about all this, probably not much. My oldest sister, Ann, knew that Ma was facing possible death. I remember she mentioned this but it didn’t sink in, at least not on the conscious level. During that operation, during the ones that followed, and even during the mastectomies that happened during my twenties, I never let myself think that my mother might die. And she didn’t, not until a long time later. We just didn’t go there ? consciously.

Les derniers jours

Ecrit par Jean Le Mosellan le 01 novembre 2010. dans La une, Souvenirs, Amour

Les derniers jours

Parmi les voies impénétrables de la Grâce, il y a la sienne. Du dimanche, Gilette n’était pas formidablement chrétienne avec sa manière de faire l’église buissonnière. Elle l’était souvent par contre le reste de la semaine. De l’avis général elle était soucieuse du sort des autres. Pour elle c’était parmi eux que se trouve le prochain, tel qu’il a été décrit dans la parabole du Bon Samaritain. Est-ce la bonne façon pour se signaler au Seigneur ?  En vérité, elle ne se posait pas la question sous cette forme. Faire le bien, c’est un peu adoucir le sort du prochain, et elle savait comment faire. Que le Seigneur la regarde ou non lui était vraiment secondaire.

Elle connaissait le cheminement de l’Apôtre Paul, le treizième, celui en surnombre, non choisi par le Christ lors de sa prédication, une espèce d’avorton, selon son aveu même dans la première Epître aux Corinthiens (1Co 15-8), le persécuteur de l’Eglise primitive, dont le destin a basculé après le chemin de Damas pour devenir sanctifié parmi les saints, au point d’être régulièrement lu à la messe pour l’édification des fidèles. C’est dire le manque de lisibilité de la Grâce, et aussi l’ampleur de la Miséricorde.

"Reflets d'un temps révolu" : notre XIIIème (2)

Ecrit par Jacques Petit le 29 octobre 2010. dans Souvenirs, La une

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C'est pour cela que ceux qui ont eu la chance de se retrouver dans les rues de Paris où ailleurs, en France, le 8 Mai 1945, ont vécu un jour de liesse, sans retenue, se rendant bien compte tout au long de cette journée, où en outre, il faisait un temps magnifique dans la capitale, qu'ils sortaient du cauchemar. Tout n'était pas encore rose, mais ils se réveillaient d'un cauchemar noir, si noir.

Chaque Française, chaque Français qui a vécu ce jour en France, en garde un souvenir indescriptible, où la joie se mêlait aux pleurs, car chacune, chacun avait ses petits drames personnels.

Vocation

Ecrit par Eric Eymard le 25 octobre 2010. dans Souvenirs, La une, Musique

Vocation

À 5 ans, j’avais pour curieuse habitude de m’intéresser aux disques en vinyle de mon père.

Je pénétrais dans l’immense bureau, m’asseyais devant les colonnes cubiques disposées un peu partout sur le sol et sortais les galettes noires de leurs emballages colorées. Libérant ainsi Frédéric Chopin ou Jean Sébastien Bach de l’étreinte pesante d’un Fats Waller ou d'un Big Sid Catlett.

Je me contentais de reconstituer les piles en disposant les disques nus les uns sur les autres, soucieux, peut-être, de retrouver la ronde apparence qui sied à toute colonne digne de ce nom.

L’exercice s’arrêtait là.

Les enfants de 5 ans ont parfois d’étranges lubies.

"Reflets d'un temps révolu" : notre XIIIème

Ecrit par Jacques Petit le 22 octobre 2010. dans Souvenirs, La une

Lucien était né dans un quartier populaire de Paris dans les années 30. Son père était fonctionnaire de police, commissaire - pour être plus exact - sa mère, comme quasiment toutes les femmes mariées et mères à l'époque, élevait ses enfants (en l'occurrence, son fils Lucien).

La position de son père lui conférait, dans ce quartier populaire, presqu'uniquement composé d'ouvriers et d'employés, une position de notable.

D'ailleurs, dans la rue - à part un médecin qui vivait et exerçait  dans un des petits pavillons de la rue en face - il possédait, seul, une voiture (pour être précis, une voiture de service noire, une "traction". Il y avait aussi le camion de la SEITA que ramenait tous les soirs le chauffeur de la Manufacture des Tabacs.

"Reflets d'un temps révolu" : Les salles de quartier, les petits cinéphiles, les ouvreuses

Ecrit par Jacques Petit le 15 octobre 2010. dans Souvenirs, La une, Cinéma

Comme le chantait si bien Aznavour : «  Je vous parle d’un temps que les moins d’50 ans ne peuvent pas connaître ».

Les souvenirs de jeunesse ont toujours un espace - temps et un espace - lieu.

L’espace - temps est simple, les années où de jeunes adolescents sortent de 5 ans de guerre, d’un voile obscur qui obscurcissait le ciel de France.

L’espace - temps ; celui des copains et de votre serviteur dans le 13ème arrondissement de Paris, quartier populaire s’il en fût, en ce temps ; il n’y avait pas de « quartiers difficiles ».

Ma bande de copains, entre 14 et 16 ans en 1945, et moi-même : Jacques dit Jacquot, Guy, Ali (un algérien de souche, son père est arrivé en France en 1933 pour travailler chez Renault) et votre serviteur, Jacques dit Jack.

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