Vie spirituelle

Séminaire de Daniel SIBONY

Ecrit par La Rédaction le 09 décembre 2011. dans Philosophie, La une, Psychologie, Religions, Vie spirituelle

Séminaire de Daniel SIBONY

 

PSYCHANALYSE ÉTHIQUE

 

Les Conférences du Séminaire de

DANIEL SIBONY

 

 

L’EXISTENTIEL

 

 

Le mercredi 14 décembre 2011 de 19h à 21h

 

 

Le peuple juif comme métaphore de l’écrivain

 

Conférence de Daniel Sibony : L'existentiel

Ecrit par Daniel Sibony le 04 novembre 2011. dans La une, Psychologie, Vie spirituelle

Conférence de Daniel Sibony : L'existentiel

 

PSYCHANALYSE ÉTHIQUE


Les Conférences du Séminaire de

DANIEL SIBONY


L’EXISTENTIEL


Le mercredi 9 novembre 2011 à 19h


La question de l’existence :

l’apport du peuple juif

Retour sur la question Goy

Ecrit par Jean-François Vincent le 14 juin 2011. dans La une, Religions, Vie spirituelle

Retour sur la question Goy


Pendant longtemps, à l’époque où l’antisémitisme était sans complexe et imposait sa thématique à tous, fleurissaient un peu partout des articles doctes sur la « question juive ». Qui dit question, dit problème. Ou donc était le problème ? Etait-ce celui de la différence, de l’altérité, laquelle obligeait les juifs à se faire le plus ressemblants possible, à prendre des prénoms chrétiens, et même, dans certaines familles, à fêter Noël ? L’altérité n’est-elle pas plutôt du côté des goyim, des non-juifs, des païens (ou des gentils) ? Ce sont ceux qui ne sont pas dans l’Alliance qui ne sont pas « comme tout le monde ». L’homme a été créé en vue de l’Alliance. Dire que pour le Goy Kadosh, le peuple saint, les autres goyim, les autres peuples, n’ont jamais posé problème serait aller trop loin, mais, d’un pont de vue strictement spirituel, ce ne fut pas le cas. Il est très difficile aux religions du livre de reconnaître celui qui ne leur appartient pas, celui qui n’a pas la « bonne » foi. Le Christianisme, jusqu’à l’impulsion décisive en sens inverse donnée par Vatican II, ne donnait pas cher de l’avenir posthume des non-chrétiens : « hors de l’Eglise, point de Salut » disait sinistrement, au IIème siècle, Tertullien.

Rabbi Abraham Heschel, lumières d'un sage (1)

Ecrit par Maurice Lévy le 14 juin 2011. dans La une, Religions, Vie spirituelle

Rabbi Abraham Heschel, lumières d'un sage (1)


Rabbin Abraham Heschel, Conférence du Professeur Franklin Rausky à la synagogue de La Victoire à Paris le 16 mai 2011


Sa jeunesse en Pologne


Pour A. Heschel, l’engagement du judaïsme n’est pas une théorie mais repose sur le Tikoune – transformation, réparation – du monde, mais aussi perfection, pour parvenir à l’idée d’un monde pacifié, réconcilié, libéré. D’où son engagement majeur dans la pensée et dans l’action.

Il est né en 1907 à Varsovie, alors province de l’empire russe. Les Juifs polonais soit restaient sur place, soit émigraient en Amérique, en Europe, en Israël. Il appartenait à une famille de tradition hassidique…

Le visage de l'animal (3 et fin)

Ecrit par Matthieu Gosztola le 10 juin 2011. dans La une, Religions, Société, Vie spirituelle

Le visage de l'animal (3 et fin)

Note : Cette réflexion est l’avant-propos remanié et augmenté du livre de Matthieu Gosztola La Face de l’animal, paru aux éditions de l’Atlantique en 2011.

L’on peut mettre à mort un animal impunément. Et c’est là qu’il faut renouer, très intensément et dans l’urgence, avec le bouddhisme (1), qui est davantage une philosophie ou un système de pensée qu’une religion proprement dite, et qui (loin de notre pensée occidentale séculaire fossilisée autour de valeurs ancrées dans un historicisme gangrénant tous les schèmes de la conscience) interdit en principe de tuer l’animal, et parle bien, avec justesse, de « meurtre » (2) en semblable cas. Une des vertus du bouddhisme, qui diffère radicalement des trois grandes religions monothéistes en s’opposant à leur conception « très anthropocentrique et hiérarchisée », est de proclamer « l’égalité entre l’homme et l’animal ». (3) Le Dalaï-Lama peut ainsi proclamer que « [d]’un point de vue bouddhique, tous les êtres sensibles – les êtres doués de sentiments, d’expériences et de sensations – sont considérés comme égaux ». (4)

Le visage de l'animal (2)

Ecrit par Matthieu Gosztola le 06 juin 2011. dans La une, Société, Vie spirituelle

Le visage de l'animal (2)

Note : Cette réflexion est l’avant-propos remanié et augmenté du livre de Matthieu Gosztola La Face de l’animal, paru aux éditions de l’Atlantique en 2011.

À l’opposé de ce que le langage commun véhicule, c’est l’homme qui fait preuve de la plus grande bêtise, de la plus absolue cruauté envers les animaux. Et cela, on refuse, invariablement, de s’en rendre compte, arguant des principes (alimentation, santé, beauté) (1) qui, pense-t-on, légitiment semblables agissements et qui se déploient tous à partir d’un topos ancré en nous comme quoi nous sommes plus importants que les animaux : nous passons avant eux. La cruauté envers « les bêtes est la chose du monde la mieux partagée (2) et la plus déniée : violence banale, quotidienne, légale, celle des atrocités non passibles de sanctions. Car, aujourd’hui, ce n’est plus seulement la mort qui constitue pour l’animal la plus atroce atteinte, mais l’emmurement de son pauvre corps, de sa pauvre vie, dans l’abstraction terrifiante de l’animalerie et de la salle d’expérimentation, ou dans l’espace concentrationnaire de l’élevage en batterie ». (3)

Le visage de l'animal (1)

Ecrit par Matthieu Gosztola le 03 juin 2011. dans La une, Ecrits, Vie spirituelle

Le visage de l'animal (1)

Note : Cette réflexion est l’avant-propos remanié et augmenté du livre de Matthieu Gosztola, La Face de l’animal, paru aux éditions de l’Atlantique en 2011.


Comme l’exprime Gilles Deleuze dans son Abécédaire, à Animal, il faut « être toujours à la limite qui vous sépare de l’animalité mais justement de telle manière qu’on n’en soit plus séparé ». Il ne fait aucun doute que, biologiquement, l’homme est un animal. Or, l’utilisation que fait ce dernier du mot animal signifie qu’il s’exclut de ce règne : il « s’extrait de l’animal », « se considère hors de lui ». (1) C’est une illusion, et « l’illusion que l’homme n’est pas un animal nous permet de mettre dans le même sac les animaux les plus divers et les plus éloignés les uns des autres : le chimpanzé, avec lequel nous partageons 99% de notre ADN, est un “animal” au même titre que l’éponge, organisme élémentaire et immobile, sans tête ni bouche ni nerf ni organe ni muscle. Par contre, l’homme, lui, se classe dans une catégorie à part, comme s’il était plus éloigné du chimpanzé que le chimpanzé lui-même n’est éloigné de l’éponge ». (2)

Le schéma divin

Ecrit par Luc Sénécal le 06 octobre 2010. dans La une, Vie spirituelle

Le schéma divin

Qu'est-ce qu'un Dieu, sinon l'image que chacun se fait de la divinité ? Or chacun d'entre nous est émetteur d'une interprétation comme il est récepteur de l'interprétation des autres. Il n'y a pas lieu par conséquent de se poser la question de savoir quel Dieu est le vrai. C'est là tout le ridicule et l'absurdité de l'humain. Tout se rapporte à l'humain finalement. Donc aux différentes cultures humaines. Liées elles-mêmes à un historique et à une base géographique quelque part sur la planète.

Toute l’idée et partant la construction de la religion quel qu'elle soit, s'inspire de ces deux facteurs.

Or la religion a été fondatrice de civilisation. En regroupant autour d’une « vérité ». En offrant de quoi supporter l’idée même de l’existence pour chacun mais aussi en organisant, en structurant, en réglementant.

Mon Michou...

Ecrit par Sana Guessous le 08 juillet 2010. dans Philosophie, Psychologie, Vie spirituelle

Mon Michou...

Sana GUESSOUS est une journaliste marocaine. La chronique publiée ici est une réaction à une partie des débats déclenchés par le livre de Michel Onfray sur Freud. Merci à Sana pour sa participation à RDT.

La rédaction de RDT

 

I will say the only words I know that you’ll understand, my…

Michelle, The Beatles

 

Deus Sive Lux

Ecrit par Jean-François Vincent le 01 juillet 2010. dans Religions, Vie spirituelle

Deus Sive Lux

La lumière thaborique selon saint Grégoire Palamas

Notre ami et co-chroniqueur Jean le Mosellan a récemment parlé d’une radiation primordiale concomitante au Big Bang et qui pourrait, selon certains, être une théophanie.

La tradition judéo-chrétienne est riche de métaphores lumineuses concernant Dieu ; mais, dans la plupart des cas, il s’agit de simples images ou alors de créatures, certes au plus proche de Dieu, mais distinctes de Lui. La Shekinah, par exemple, que l’on traduit parfois par « gloire » n’est pas Hashem, Lui-même, mais Son habitation, le lieu où Il réside, « shochan ». Pour la théologie chrétienne occidentale, en particulier saint Thomas d’Aquin, la lumière divine est une « grâce créée ». Seule l’Orthodoxie gréco-russe va jusqu’à prétendre que Dieu EST ses attributs : de même que Dieu est amour (1 Jean 4,8), un théologien byzantin du XIVème siècle, saint Grégoire Palamas, ose écrire : « Dieu est appelé lumière, non selon son essence mais selon son énergie ».

<<  1 [23  >>