Le schéma divin

Ecrit par Luc Sénécal le 06 octobre 2010. dans La une, Vie spirituelle

Le schéma divin

Qu'est-ce qu'un Dieu, sinon l'image que chacun se fait de la divinité ? Or chacun d'entre nous est émetteur d'une interprétation comme il est récepteur de l'interprétation des autres. Il n'y a pas lieu par conséquent de se poser la question de savoir quel Dieu est le vrai. C'est là tout le ridicule et l'absurdité de l'humain. Tout se rapporte à l'humain finalement. Donc aux différentes cultures humaines. Liées elles-mêmes à un historique et à une base géographique quelque part sur la planète.

Toute l’idée et partant la construction de la religion quel qu'elle soit, s'inspire de ces deux facteurs.

Or la religion a été fondatrice de civilisation. En regroupant autour d’une « vérité ». En offrant de quoi supporter l’idée même de l’existence pour chacun mais aussi en organisant, en structurant, en réglementant.

Cependant la religion aujourd'hui, si elle n'est pas maîtrisée par la force constituante de ses principaux responsables, par la conviction des acteurs de la foi au sens noble du terme, c'est à dire au sens du respect que les uns doivent aux autres, cette religion est débordée par ses extrêmes. Elle même devient victime de ses déviances et partant de là, commence une ère de destruction des forces civilisatrices dont elle a été pourtant la principale structure fondatrice.

Reste que chacun a son propre sens du religieux, car en tant qu'individu différencié, il n'appartient qu'à lui seul de se faire une conviction. Nul n'a le droit d'imposer ses propres vues par toute forme de pression, de violence ou mieux par la terreur. Ce qui n'empêche nullement le libre cours de la discussion, des échanges d'idée ou de vue, de l'analyse ou de la réflexion.

Par ailleurs l'individu se doit d'apprécier lequel des deux axes de fonctionnement qui lui appartient, est le plus important. Le raisonnement ou le sentiment.

Dans les questions religieuses, comme du reste d'ailleurs, ce sont là les causes principales des litiges qui se créent entre êtres humains. Car en terme de besoin et de reconnaissance du moi dans l’inconnu, dans l’incertitude voire la misère ou la souffrance et même sans en venir jusque là, au sein d’une société aujourd’hui purement matérialiste, n’y a-t-il pas un amalgame pour d’autres qui cherchent à comprendre, à rationaliser et ceux qui veulent s'imposer par le biais de ce support. Ne sont-ils pas à la source des facteurs de litige ou de discorde, tant passionnels que philosophiques ?

La religion aujourd'hui, selon son évolution, selon son historique et surtout selon son appartenance géographique et culturelle - Décalage fondamental entre l'occident et le reste de la planète - sera peut-être la source de la destruction d'une humanité dont l’expansion même est une menace. Ce, sur un monde fini et limité. Car en débattant aujourd’hui sans prendre la mesure de cette menace et plus tard nécessairement en se battant avec les armes dont l’humanité dispose, elle oublie complètement un facteur fondamental.

La nature, elle, ne se prévaut d'aucune religion. Elle est la survie de l'espèce privilégiant non pas l'individu et ses coutumes - Provisoires et fragiles - mais la procréation. L'évolution ne s'embarrasse ni de conception philosophique, ni passionnelle. Elle éradique simplement ce qui ne correspond plus à son schéma. A l'Homme alors de raccorder ses principes religieux à cela, tant qu’il n’est pas trop tard. Deux solutions se présentent : Soit admettre que le schéma est « divin », donc incompréhensible pour nous. Soit vouloir à tout prix en faire sa « vérité » quoi qu’il en coûte.

Il est vrai que toute la faiblesse, l’humilité de la condition humaine ne sauront jamais se satisfaire des explications données çà et là. Ce, sauf à acquérir une très grande sagesse et accepter, si tant est que cela soit possible, notre insignifiance. Ou a contrario, à créer des schémas, des procédés, des « vérités » ou tout autres moyens destinés à « oublier » l’insupportable. Ce que nous sommes.

Cela dit en toute sincérité et dans le respect de chacun, ce qui va sans dire.

Un passant.

A propos de l'auteur

Luc Sénécal

Rédacteur

Commentaires (14)

  • Jean-Luc Lamouché

    Jean-Luc Lamouché

    09 octobre 2010 à 09:50 |
    Oui, les grandes religions sont aujourd'hui "débordées par leurs extrêmes" ; et plus particulièrement l'Islam.
    Le problème principal réside dans l'instrumentalisation politique de(des) croyance(s).
    A l'époque de l'Inquisition, lorsque pouvoir religieux et politique étaient mêlés, pour le "catholicisme", les déviations civilisatrices étaient les mêmes en Europe occidentale qu'aujourd'hui au sein de certains courants de l'Islam.

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    • Martine L

      Martine L

      09 octobre 2010 à 18:17 |
      Très juste ! on ne le dira jamais assez ! on ne l'enseignera jamais assez ; or, les nouveaux programmes d'Histoire qui raffolent du"fait religieux", n'ont pas toujours lu votre texte! Luc, et votre commentaire, J.Luc!

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  • Martine L

    Martine L

    08 octobre 2010 à 16:24 |
    Mais, bien sûr, Luc, qu'il y a du "schéma", et aussi de l'humain, dans le fait religieux ; figurez vous que mes petits collégiens, disent toujours " ça sert à ..." ; j'aime particulièrement la petite illustration de votre texte ! elle provoquerait des commentaires, allant avec leurs propos

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  • l.senecal

    l.senecal

    08 octobre 2010 à 10:10 |
    Sujet passionnant s'il en est. Mais je me posais la question de savoir pourquoi la religion ou du moins certaines religions me gênent. En fait ce qui m'embarrasse, c'est cet anthropomorphisme qui y est lié et laisse à l'Homme le seul droit au salut. Cette confrontation avec ce qui reste inexplicable, cette recherche profondément intellectuelle dont il semble être le seul capable, l'exponentiel de ses connaissances qui lui permet d'avancer bien des hypothèses, bien des raisonnements, bien des idéologies, tout cela l'emmène à se considérer comme "l'élu" dans une création dont la richesse et l'extraordinaire prodigalité me laisse perplexe.
    Quand on sait qu'il n'y a pas si longtemps l'indigène colonisé était un "sauvage", l'esclave n'avait pas d'âme, et aujourd'hui encore dans certains endroits de la planète la femme fait tellement peur qu'on la tient sous un joug imposé dès sa plus tendre enfance, pour la contraindre à accepter et même intégrer avec conviction des règles de vie intolérantes... Où est l'élu, là ?
    Et pourquoi le reste de la Vie, que ce soit d'ailleurs sur cette planète que l'on croit être seule à la développer sous la forme qu'on lui connait (ce qui me paraît plutôt aussi absurde que de croire que la terre est au centre de l'Univers), n'aurait pas droit au salut.
    Quant à l'éternité... Pour ce qui me concerne, le temps est un piège, une apparence mais aussi une nécessité vitale pour accepter la faiblesse de capacité de notre compréhension. L'univers, ça je crois que nous le savons mais l'avons nous bien compris, est courbe. Mais là encore, nous pouvons repartir sur d'autres raisonnements, d'autres hypothèses et pourquoi pas, une "nième" idéologie.
    Tout cela ne nous amène qu'à admettre en effet, une spiritualité de la raison est seule capable de nous sortir de la clôture des dogmes, quel qu'ils soient.
    Et en occident, nous en sommes à des années lumière compte tenu du contexte de notre quotidien, du plus en plus oppressant, de plus en plus exigeant, de plus en plus agressif, intolérant, intolérable. Ce qui donne force et pouvoir à tout ce qui permet d'y échapper, pour une partie de la population qui a besoin justement de spiritualité.
    Au fait, la spiritualité, ça se vend ?
    J'en termine sur cette petite note d'humour, si vous le voulez bien.
    Un passant.

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  • M.Guessous

    M.Guessous

    08 octobre 2010 à 01:31 |
    Tous les tabous tombent sous le coup de la raison. Seul le tabou de la religion résiste à l'épreuve du rationnel et semble défier l'intelligence et les évidences des connaissances censées le démystifier. Faut-il encore expliquer le phénomène par quelque pirouette occulte ou fallacieuse idée scientiste qui se complait à attribuer à l'homme un gène spirituel? Ne s'agit-il pas simplement d'une idéologie très forte qui fait miroiter l'immortalité paradisiaque sous conditions? Voilà un créneau que les détenteurs de pouvoir de toute sorte s'emploient à préserver pour mener le troupeau à leur guise. Mais à force d'avilir on en est actuellement en train de dévoiler le revers de la médaille avec son cortège d'intolérance, d'extrémisme et de guerres des dieux. Le seul salut, est une spiritualité de la raison pour sortir de la clôture dogmatique.

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  • l.senecal

    l.senecal

    07 octobre 2010 à 18:50 |
    Rien à voir en effet avec une idéologie sauf qu'en dehors de la question métaphysique, cette idéologie là a été, est et sera largement utilisé (le côté utilitaire comme vous le soulignez justement) pour d'autres fins que des questions "fondamentalement métaphysiques".
    Mais vous dites "dans la durée, c'est la grande différence avec une religion". Cela mérite d'être développé tant il est vrai que l'histoire des religions fait preuve de rebondissements dans le temps, selon les besoins, les litiges, les conflits qui eux, sont d'ordre humain.
    Alors où se situe la frontière dans le temps entre la question métaphysique et les idéologies qui en découlent, notamment en rapport avec les peuples selon l'endroit où ils se situent. Et finalement pourquoi vouloir à toutes forces imposer sa propre idéologie de façon expansive sur d'autres peuples, dans d'autres régions, si ce n'est cette incorrigible nécessité d'imposer aux autres ce qui permet à soi-même d'affronter cet inconnu(e) qui nous fait peur ?

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    • Jean Le Mosellan

      Jean Le Mosellan

      07 octobre 2010 à 19:58 |
      Les idéologies avouent leur statut subalterne en se greffant sur la religion,qui, aussi illégitimement exploitée qu’elles peuvent l’être parfois par ces idéologies,reste bien au-dessus d’elles question de substance et de durée. Aucune idéologie n’a duré autant que le judaïsme ou le christianisme,berceaux comme vous dites de civilisation. Mais sur ce plan là ils ne sont pas seuls.

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  • Jean Le Mosellan

    Jean Le Mosellan

    07 octobre 2010 à 12:50 |
    Je crains que vous n’ayez vu que l’aspect social des religions,aspect important mais un peu utilitaire comme vous l’exposez. La religion vient de la question :d’où venons-vous,où allons-nous ? Question fondamentalement métaphysique. Rien à voir avec une idéologie,qui est en son essence utilitaire dans l’asservissement des hommes. L’idéologie n’est jamais tolérante voyez le communisme et le nazisme. Elle n’est pas destinée à durer. Dans la durée c’est la grande différence avec une religion.

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  • l.senecal

    l.senecal

    07 octobre 2010 à 09:25 |
    "En revanche, je ne vous suis pas quand vous affirmez qu'en cherchant dieu, ou ses dérivatifs, nous cherchons absolument à nous oublier , comme étant "insupportable"."
    Comme quoi il est toujours délicat en s'exprimant, de se faire comprendre d'un côté comme de l'autre.
    Ce n'est pas cette "vérité" là que j'évoquais. Car il y en a une autre très actuelle, démente jusqu'au ridicule.
    A savoir : Ingénierie. Industrialisation. Mise en production. Distribution. Vente. Consommation... La multiplication des petits pains qui rapportent tant de bénéfices.
    D'un côté le pouvoir de la finance qui absorbe toute une humanité dans un maelström de reconnaissance et de jouissance sociale et de l'autre la jouissance matérielle où l'outil devient la priorité au point de devoir s'imposer au quotidien comme un besoin permanent et reconductible, provoqué en fait par la nécessité pour les premiers nommés de continuer à produire les petits pains indéfiniment et de plus en plus avec ce que cela apporte en pouvoir par la finance. Un cercle infernal dont on ne ressort pas, apparemment, tant nous sommes conditionnés comme êtres vivants dans un monde de prédation et de précarité. La magie de l'émerveillement d'un monde sans limite hors du monde tel qu'il est, fini et limité.
    Cela n'a rien de divin mais c'est très réel et bien utile pour oublier ce que par essence nous sommes. Mortels.
    Et justement : "Car, n'est-ce pas la mort, la chose véritablement insupportable ? Pour moi, c'est le cas, car je trouve "belle la vie" !"
    Ne trouvez-vous pas précisément que la mort sublime la vie ? Supporteriez-vous l'immortalité ? (lire un roman de Simone de Beauvoir dont je ne me souviens plus du titre exact, quelque chose comme "Toi, l'immortel")
    Avez-vous remarqué comme une personne née juste à la fin de la première guerre mondiale ne supporte plus, ne comprend plus, n'apprécie plus le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui ? Avez-vous constaté comme toutes les choses qui étaient pour nous des repères, comme des bâtiments, des paysages, des objets et même ceux liés à la consommation, changent, deviennent obsolètes, ringards ou insignifiants sauf à être reconnus pour leur valeur historique quand cela est le cas. Avez-vous perçu ce changement dans les valeurs morales, sociales et même éducatives ?
    Bref. Nous ne sommes que des passants et si cette société souhaite cacher la mort de l'individu, la gommer comme si c'était une honte parce qu'un mort n'est pas un consommateur en puissance, sauf pour le croque-mort et le gardien du cimetière, il n'en est pas moins vrai qu'un jour ou l'autre tout et chacun y est confronté qu'il le veuille ou non, qu'il le comprenne ou non, qu'il l'intègre ou non.
    Pour ce qui me concerne ce n'est pas ma mort qui me fait peur sauf à craindre la façon dont j'y serai conduit, si je traîne trop à la charge de mes proches ou de ceux qui devront s'occuper de moi. Ce qui me fait peur, me met en colère même, c'est la disparition de mes proches, de ce qu'ils représentent non seulement pour moi du côté affectif et/ou sentimental mais aussi pour tout ce qui est perdu lorsqu'ils s'en vont et qu'ils n'ont pas pu transmettre.
    La mort sublime la vie et tant qu'il y a un souffle de vie, il y a la vie. C'est donc ce que nous en faisons qui importe et nous devons alors nous montrer humbles et modestes, car je crois que rares sont ceux qui en font vraiment ce qu'ils auraient voulu en faire, lorsque dans leur jeunesse, ils l'abordaient avec enthousiasme, plein d'illusions, de projets, d'ambition et de dynamisme. Surtout lorsqu'ils se rendent compte qu'ils ont été trompés et comment ils se sont laissés embarquer sur une fausse route. S'ils parviennent à le comprendre et l'admettre.
    Avec le recul, on se rend compte que dans la masse, nous ne sommes qu'une goutte d'eau. Et qui se souvient d'une goutte d'eau dans un océan, si ce n'est quand elle vous tombe dans l'œil et qu'elle devient gênante à moins qu'elle ne tombe dans la bouche et qu'elle vous revitalise sur le moment, aussitôt oubliée !
    Comment accepter alors notre disparition, si ce n'est au travers de notre propre progéniture. C'est l'enfant qui est notre mémoire, la mémoire de l'homme. C'est lui qui possède en lui, un peu de nous même. N'est-ce pas bien ainsi ?
    Vous m'avez rendu prolixe Gilles et vous aviez raison. Il y a bien des développements à faire sur ce propos. Merci.
    Luc.

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    • Jean-François Vincent

      Jean-François Vincent

      07 octobre 2010 à 16:11 |
      Pour qui a vu une agonie, la mort n'a vraiment rien de sublime...

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      • l.senecal

        l.senecal

        07 octobre 2010 à 18:39 |
        Non, en effet. Il y a une nuance entre "la mort sublime la vie" et la mort qui, elle, n'a rien de sublime. Le fait de savoir que la vie n'est qu'un passage induit de se confronter non seulement à l'idée de sa propre mort mais surtout à ce que l'on fait de sa vie. Non ?

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  • M.Guessous

    M.Guessous

    07 octobre 2010 à 01:26 |
    Dieu serait très content de vous lire et garderait l'espoir qu'un jour les hommes cesseront leurs élucubrations théologiennes fomentées à son insu à l'égard de sa divinité!

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  • Jean-François Vincent

    Jean-François Vincent

    06 octobre 2010 à 20:48 |
    Hérodote disait déjà que les peuples créent Dieu à leur image. Maintenant savoir qui crée qui nous entrainerait dans un débat qui dépasse les limites de cette chronique.

    Disons simplement que l'instinct de destruction se trouve au coeur même de l'homme. Les religions comme les idées, d'une manière générale, ne sont que des prétextes et non des causes. La sécularisation et le déclin des idéologies en Europe n'ont en rien diminué la passion mortifère de nos contemporains, comme en témoigne la sauvagerie des guerres balkaniques de la fin du XXème siècle.

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  • gilles josse

    gilles josse

    06 octobre 2010 à 19:40 |
    Cher Luc,

    Votre texte est intéressant, et fourmille d'idées, mais comme vous allez vite, vite, vite ! je vous aurais volontiers lu sur 10 pages, où vous auriez détaillé votre raisonnement...

    Les différentes religions du monde, à ce que j'en sais, possèdent leurs piliers humains, prophètes, héros ou ancêtres mythiques ou bien êtres accomplis, voire surhommes.

    Derrière chaque religion se cachent donc des hommes, à qui on reconnait la qualité particulière d'avoir un meilleur entendement que les autres de la choses divine, à laquelle ils nous introduisent ou nous initient.
    De fait, c'est une manière particulière de justifier une certaine hiérarchie au sein du troupeau humain. Car ce sont les dépositaires de la sagesse de ces anciens qui possèdent en effet le pouvoir religieux, c'est-à-dire finalement, celui de décider de ce qui est bien et de ce qui est mal.

    Partant de là, ce qui est reconnu par eux comme étant le "mal" doit être combattu, et c'est bien sûr aux fidèles de la masse de le faire.

    Il y a donc une logique de la chose religieuse, dont je viens d'esquisser la description, qui explique très bien les phénomènes d'intolérance, ainsi que toutes les guerres saintes.

    Aussi, quand vous parlez de rendre à l'individu la pleine maitrise de son sentiment religieux, je vous suis parfaitement. Comme on a énoncé les droits de l'homme, ce devrait même être l'un de ses devoirs de s'affranchir de tout communautarisme, qu'il soit intellectuel, religieux, économique, voire ethnique.

    Mais est-ce bien raisonnable de demander une telle chose ? Car l'unité de base des sociétés, ce ne sont malheureusement pas les individus, mais les groupes d'individus, qui partagent tel ou tel intérêt commun.

    Finalement, je vous rejoins quand vous parlez d'une logique de développement personnel, où chacun s'arrange avec le mystère de la vie et de la mort, à sa manière, et sans chercher à entrainer l'autre sur ses traces : à chacun, son chemin vers dieu, en quelque sorte.

    En revanche, je ne vous suis pas quand vous affirmez qu'en cherchant dieu, ou ses dérivatifs, nous cherchons absolument à nous oublier , comme étant "insupportable". C'est encore plus pessimiste que ce que disait Pascal, au sujet de la chasse et des divertissements auxquels se livrent les hommes, pour oublier leur condition mortelle.

    Car, n'est-ce pas la mort, la chose véritablement insupportable ? Pour moi, c'est le cas, car je trouve "belle la vie" !

    Au plaisir de vous lire encore, cher Luc !

    gilles

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