Psychologie

Daniel Sibony : Le séminaire 2011-2012

Ecrit par Daniel Sibony le 12 mai 2012. dans Philosophie, La une, Psychologie, Société

Daniel Sibony : Le séminaire 2011-2012

 

Année 2011-2012

Séminaire

Psychanalyse éthique de

 

Daniel Sibony

sur

L'EXISTENTIEL

 

le mercredi 23 mai 2012 à 19h :

 

avec une contribution de Catherine Clément

 

L'EXISTENTIEL ET LES PHILOSOPHES

 

Le séminaire de Daniel Sibony

Ecrit par Daniel Sibony le 06 avril 2012. dans Psychologie, La une, Religions

Le séminaire de Daniel Sibony

 

 

 

Année 2011-2012

Séminaire

Psychanalyse éthique de

 

 

Daniel Sibony

 

sur

L'EXISTENTIEL

 

 

le mercredi 11 avril 2012 à 19h :

 

EXISTER PAR L'ÉCRIT

Le séminaire de Daniel Sibony

le 16 mars 2012. dans Psychologie, La une, Religions

Le séminaire de Daniel Sibony

PSYCHANALYSE ÉTHIQUE

 

 

Les Conférences du Séminaire de

DANIEL SIBONY

 

 

L’EXISTENTIEL

 

 

Le mercredi 21 mars 2012 de 19h à 21h

 

 

 

POUR-SUITE DU SÉMINAIRE SUR

 

La question de l’existence de Dieu

La dialectique du singulier et de l'universel selon Sibony

Ecrit par Jean-François Vincent le 24 février 2012. dans Philosophie, La une, Psychologie

La dialectique du singulier et de l'universel selon Sibony


Recension du livre de Daniel Sibony, De l’identité à l’existence, l’apport du peuple juif, Paris, 2012.


Ce qui frappe dans le livre de Daniel Sibony, c’est la ternarité du cycle qui va de l’identité à l’universalité. Au commencement, il y a l’être, l’être humain comme l’Être divin. Sibony, à cet égard, fait un gros contresens herméneutique : le « Je suis Celui qui est » de la Genèse n’est pas « l’Être » abstrait et impersonnel, à la manière d’un Saint-Thomas d’Aquin, qui « définit » Dieu comme un « actus purus essendi », l’Être en acte, l’Être par excellence ; c’est, au contraire, un être personnel : le « Je » compte ici autant, voire même plus, que le « suis » ! Mais, soit ! L’être donc, de l’homme comme de Dieu, est le socle, l’origine de tout et de tous. Cette identité est confortable mais incarcérante, elle est amour mais aussi « esclavage de ce que l’on est » ; et cet esclavage est perçu comme une faille, une tension ad extra, qui pousse à ex-sister, à sortir hors de ce que l’on est pour se confronter à l’extérieur, et ainsi se transformer. Ensuite, après être sorti de soi et avoir intégré l’altérité, on peut rentrer, revenir d’où l’on était parti, enrichi.

Foutons Lacan

Ecrit par Elisabeth Guerrier le 03 février 2012. dans La une, Psychologie, Société

Foutons Lacan

Avant de décider de battre en retraite, on avait eu sous le nez des échanges, c’est ainsi que ça se nomme, conduits de main de maîtres.

Des liens rassembleurs,  vraiment déconnifiants.

De la présence magistrale.

Qui n'aurait pas eu de bonnes raisons d'adhérer à une telle mouvance, posant la psychanalyse et Lacan au centre même de cette passerelle devenue un sacré nouveau lieu de croisements, un nouveau  lieu sacré aussi, peut-être, mais c'est autre chose.

Lacan, hagiographié, promu nuit et jour, encensé, thuriféré.

Des posts, des commentaires, tout ceci réapprovisionné sans répit heure par heure, c'était a priori une forme de partenariat attirant, stimulant, le moteur d’une saine réactualisation des données.

Seulement.

Seulement voilà.

Séminaire de Daniel Sibony 15 février 2012

Ecrit par Daniel Sibony le 03 février 2012. dans Psychologie, La une, Religions

Séminaire de Daniel Sibony 15 février 2012

 

 

Les Conférences du Séminaire de DANIEL SIBONY

L’EXISTENTIEL

 

 

Le mercredi 15 février 2012 de 19h à 21h

 

 

La question de

l’existence de Dieu

à la Faculté de Médecine – Paris Descartes, Pavillon 1

15 Rue de l’École de Médecine, Me Odéon

75006 Paris

La passion d'analyser. De Newton à Freud

Ecrit par Eva Talineau le 27 janvier 2012. dans Philosophie, La une, Psychologie

La passion d'analyser. De Newton à Freud

 

Stig Dagerman, Dieu rend visite à Newton (1727) extraits (1) :

 

 

« Parfois, Dieu se lasse de son être de lumière et de silence. L’éternité lui donne la nausée, il laisse tomber son manteau. Nous voyons une ombre se dessiner parmi les étoiles, la nuit vient. Dans la maison de Newton, on se dispose, sans le savoir, à recevoir l’étrange visite »… « Et voici Dieu qui pénètre dans le cabinet de travail de Newton… C’est une pièce où, d’un commun accord entre Newton et le reste du monde, personne ne parle. Durant toute sa vie, Newton a amassé du silence, dans cette pièce immense… Il y a là le silence ionien, le silence conjugal, le silence de la mer de Chine, celui des sommets des Alpes… » « près du foyer, loin derrière le vieux Newton, un serviteur en livrée rouge prépare le thé de minuit… il écarte les salamandres, qui se rassemblent autour du trépied… Il voudrait les chasser à grands cris comme le font les soldats et les servantes, mais il est muet, né de parents muets. Ils ont tous été muets, depuis les origines des temps, tous ceux de sa famille. Même son cœur est muet et bat sans bruit. Les choses même deviennent muettes entre ses mains. Si cet homme frappe une pierre d’un marteau, marteau et pierre se taisent, et s’il approche un âne qui brait, l’âne devient muet. Il est le fils du silence, et Newton l’aime ».

Conférence de Daniel Sibony : Le peuple juif comme métaphore de l'écrivain

Ecrit par Maurice Lévy le 20 janvier 2012. dans La une, Psychologie, Société, Littérature

Conférence de Daniel Sibony : Le peuple juif comme métaphore de l'écrivain

Notes transcrites par Maurice Lévy à partir d’un enregistrement de la conférence de Daniel Sibony du 14 décembre 2011

 

 

… Exister PARLECRIT (en un mot) – telle est la notion qu’il a inventée dans son livre L’autre incastrable : Psychanalyse éthique.

D’où vient ce titre ? C’était l’idée que l’écriture dont l’aventure a été quand même l’entrée singulière inventée à ce corpus d’écriture biblique –paquet d’écriture – partait de l’idée qu’il faut à tout prix se dégager de l’emprise de l’autre, en forme de féminité primordiale, archaïque, matérielle d’être … ça n’est pas l’actualité qui risque de les démentir. Tout être a d’abord affaire à une emprise de l’autre, maternelle, archaïque, c’est-à-dire qu’il va au-delà de la psychologie de sa mère, de sa femme ; ce sont des emprises complètes dans leur opacité, lorsque la mention symbolique ne passe pas.

Donc … on va quand même passer, faire passer de l’écriture à travers ce mur sur lequel se brisent homme et femme.

Au lecteur (De l'identité à l'existence. L'apport du peuple juif. Ed. Odile Jacob)

Ecrit par Daniel Sibony le 20 janvier 2012. dans La une, Psychologie, Histoire

Au lecteur (De l'identité à l'existence. L'apport du peuple juif. Ed. Odile Jacob)

 

au Lecteur,

 

 

Ce livre s'adresse à vous, en tant que vous faites partie "du peuple élargi des passeurs" dont il parle: de ceux qui nourrissent nos textures de vie par l'acte de prendre des textes, d'en créer, d'y inventer d'autres sens, de les faire passer à d'autres, qui à leur tour, etc. Ce peuple des passeurs est donc plus vaste que le peuple juif (qui en hébreu porte ce nom : passeur), peuple qui dans ce livre sert de prétexte pour étudier ce phénomène :

S'accrocher à la texture pour entrer dans son existence et, inversement, exister assez fort pour produire de la texture qui parle à d'autres, et fasse passer quelque chose de consistant.

Ce passage, chacun en fait l'épreuve quand il essaie d'exister à travers et malgré ce qui l'identifie et qui souvent l'enferme.

Madame Bovary, maniaco-dépressive ?

Ecrit par Martine L. Petauton le 23 décembre 2011. dans La une, Psychologie, Amour, Littérature

Madame Bovary, maniaco-dépressive ?

 

On a tous nos humeurs ; la bonne – recherchée, se faisant rare de nos jours – la mauvaise, devenue si banale, facteur d’explication de tout un peu. Le bonheur, la tristesse ou la colère de nos « hauts et de nos bas » finit par se confondre avec notre quotidien : « je suis basse, aujourd’hui ; moral dans les chaussettes ! ». Rien à voir pourtant avec ces autres hauts, ces autres bas : ceux d’une personne atteinte – dûment repérée médicalement – d’une maladie bipolaire, ou manie dépression ; alternance pathologique de périodes d’accélération, d’intense exaltation, avec des dépressions abyssales. Causée par des modifications de la chimie du cerveau, avec, du coup, incriminée, une combinaison de gènes à caractère familial, c’est, de nos jours une maladie invalidante, sévère, mais rémissible et traitée.

Flaubert, en écrivant son « Madame Bovary », en a fait un prototype de dépressive – bien autre chose, déjà, qu’une simple déprimée. Quand on dit de quelqu’un : « c’est une Bovary », s’inscrit aussitôt en fond d’écran la mélancolie d’une province qui s’ennuie ; un automne trop mouillé, le soir qui tombe tôt, le silence qui entrecoupe de chiches conversations au coin d’une cheminée, dans laquelle le feu s’étiole aussi ; l’insupportabilité des lieux, des choses, des gens… bref, tout ce qui fait qu’on « bovaryse ».

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