Psychologie

Conférence de Daniel Sibony : L'existentiel

Ecrit par Daniel Sibony le 04 novembre 2011. dans La une, Psychologie, Vie spirituelle

Conférence de Daniel Sibony : L'existentiel

 

PSYCHANALYSE ÉTHIQUE


Les Conférences du Séminaire de

DANIEL SIBONY


L’EXISTENTIEL


Le mercredi 9 novembre 2011 à 19h


La question de l’existence :

l’apport du peuple juif

Tryptique de la Grâce. Panneau de gauche

Ecrit par Eric Thuillier le 21 octobre 2011. dans Vie quotidienne, La une, Psychologie

Tryptique de la Grâce. Panneau de gauche

Je vous fais grâce des explications qui justifient l’emploi de ce mot. Tout s’explique, tout est grâce.

Rien ne l’annonce. Ou peut être une succession de jours sans trace de pensées sombres, effet d’une sorte de distraction, de légèreté involontaire. Peut-être… C’est vrai pour cette fois, je vérifierai les prochaines, si Dieu veut bien m’accorder des prochaines fois.

Pendant quelques heures un sixième sens est actif. Un drôle d’œil est ouvert dans la tête dont le rayon passe la paroi osseuse et garde juste ce qu’il faut d’énergie pour se glisser sous la peau des visages, la rendre transparente, révéler le sens des êtres.

Pendant quelques heures tous sont beaux. Tous offrent au regard une langue muette et magique qui écrit sur les traits une vérité qui ne se discute pas. Un homme est là, une femme est là, ils sont des évidences lumineuses.

Et mouillées. La source que j’écoule vers eux est humide, faite pour ramollir, pour épouser les formes les plus petites. Cette source est du langage, absolument pur, sans mot, du sens rayonnant, sans explication, des harmoniques jaillies d’un orchestre de paroles et de sensations anciennes.

Qu'est-ce que que : du droit de se contredire

le 30 septembre 2011. dans La une, Psychologie, Société

Qu'est-ce que que : du droit de se contredire

Aristote et ses disciples ont posé en leur temps ce principe que l’on avait le droit de discuter de tout, et de la manière qui nous convenait, à partir du moment où l’on ne se contredisait pas soi-même dans son discours, et cela a donné naissance à ce fort joli mot qu’est « syllogisme », pour désigner un raisonnement qui ne respecte pas la logique aristotélicienne.

Et pourtant, il faut être bien prétentieux pour oser s’imaginer que l’on puisse produire une argumentation complexe, dénuée de toute contradiction logique. Hormis dans le strict domaine des mathématiques, cela ne me semble tout bonnement pas possible, ni d’ailleurs forcément souhaitable.

Bien sûr, je n’irai pas jusqu’à dire que l’on peut se permettre en toutes circonstances d’affirmer une chose et son contraire à quelques lignes d’intervalle, car cela s’apparenterait plus ou moins à du foutage de gueule, à moins que l’intention ne soit justement humoristique.

Aussi, ce respect de la logique part-il d’un bon sentiment, qui est celui de ménager l’autre, en utilisant des procédures argumentaires communes, culturellement éprouvées. Mais il y a un mais de taille, qui nous vient des mots eux-mêmes, dont la signification est souvent ambigüe, multivaluée, et qui introduisent la même ambigüité et pluralité de sens dans nos discours.

30 ans après ... Jacques Lacan

Ecrit par La Rédaction le 09 septembre 2011. dans Philosophie, La une, Psychologie

30 ans après ... Jacques Lacan

 

Il y a 30 ans, le 9 septembre 1981, Jacques Lacan cessait sa quête des arcanes de l'inconscient. Pendant près de 50 ans, il a illuminé le ciel de la pensée psychanalytique et de la pensée française de ses fulgurances.


Lors de l'une de ses dernières apparitions publiques il a déclaré : "Soyez lacaniens si vous le voulez. Moi, je suis freudien".


"Reflets du Temps" a rendu hommage à Lacan il y a quelques semaines déjà, le 20 juin 2011 :

http://www.refletsdutemps.fr/index.php?option=com_zoo&task=item&item_id=1047&Itemid=2


La Rédaction


Daniel Sibony sur France-Culture

Ecrit par La Rédaction le 19 août 2011. dans La une, Psychologie, Média/Web

Daniel Sibony sur France-Culture

 

 

Rendez-vous avec Daniel Sibony, sur France-Culture

Le dimanche 21 août à 9h

à l'émission "Maison d'étude"

Sur le thème:

Commentaire de lois bibliques, notamment sur la justice

Pouvoirs et faillite de l'image (2 et fin)

Ecrit par Matthieu Gosztola le 24 juin 2011. dans La une, Psychologie, Cinéma, Société

Pouvoirs et faillite de l'image (2 et fin)

 

Le génocide qui a eu lieu au Rwanda en 1994 permet de poser exemplairement la question de la possibilité (et si c’est le cas de la nécessité) d’une appropriation d’une réalité qui se tient dans l’ordre de l’innommable et de l’happax par l’image photographique ou filmique. Appropriation qui semble seule possible aujourd’hui, en tout cas qui est la seule perpétrée et perpétuée, les mots devenant uniquement, le plus souvent, le support des images, l’explicitation nécessaire mais minimale qui permet à leur étendue d’advenir dans toute sa majesté outrancière, dans la mesure où cette dernière est, toujours, du moins pour ce qui est des images prenant en leur chair d’image l’idée même de violence, intrusion perpétrée dans nos vies.

On ne peut que constater la façon dont les pouvoirs de l’image se sont considérablement amoindris, face à la façon pléthorique dont sans cesse les images nous parviennent. Le trop plein d’images noie le pouvoir d’une seule image. Parce que nous sommes environnés d’images renvoyant quelque chose de l’ordre de la réalité des atrocités commises partout dans le monde

30 ans après ...

Ecrit par Léon-Marc Levy le 20 juin 2011. dans Philosophie, La une, Psychologie

30 ans après ...


Ça commémore, ça comme est mort.

J’ai hésité à intituler cette chronique « Jacques là quand ? », en un calembour digne de l’almanach Vermot, ou, pour être d’emblée dans le propos, digne de Jacques Lacan. Pour vous donner quelque idée de la passion de Lacan pour le calembour, je ne citerai que l’intitulé de deux de ses derniers séminaires de l’ancienne fac de droit : « Les non-dupes errent », et « L’insu que sait de l’une-bévue s’aile a mourre ». Dans le cas du second, nous sommes encore un certain nombre à nous demander comment le « déconstruire » (ça joue sur Unbewusste = inconscient chez Freud) ! C’est que parfois, ce goût du maître pour le jeu de mots nous mettait sacrément dans l’embarras ! Un souvenir précis : Lacan dit, lors d’une rencontre, « De préférer, somme toute, à la trique la bonace ». On prend des notes frénétiquement. « Eh ! Comment tu écris bonace ? 2 ss ou c ? » « bonasse » (simple, sans malice, peu d’esprit) ou « bonace » (mer calme, par exemple dans un port) ? Un autre : Le séminaire de 75-76 s’intitulait le « Sinthome ». On a passé l’année à se demander, chaque fois qu’il prononçait le mot, s’il s’agissait du sinthome ou du symptôme.

Comment traiter de féminisme ...

Ecrit par Yasmina Mahdi le 17 juin 2011. dans La une, Psychologie, Société

Comment traiter de féminisme ...

... à travers La Jetée de Chris Marker et La maman et la putain de Jean Eustache ?


I. La mémoire


Les deux films qui sont sujet de cette petite communication, se situent parfois à la charnière du cinéma expérimental -celui de Jean Eustache, inclassable bien qu'apparenté à La Nouvelle Vague,  et celui de Chris Marker, en plans fixes et voix off (qualifié par l'auteur de "ciné-roman"). Nous pouvons avancer l'idée qu'un imaginaire (singulier chez chaque auteur), se greffe autour d'histoires enchâssées dans une sorte de mémoire-souvenir -à la fois socle historique commun et expérience individuelle. Cette mémoire-souvenir fait jaillir certaines représentations du "féminin", qui se fixent et s'altèrent entre les métaphores et  les stéréotypes, autour de portraits de femmes et de la fixité de certains clichés à leur égard. Ce qui est le cas des plans-séquences, dans La maman et la putain, avec un prisme qui définit les femmes à partir des souvenirs d'Alexandre (incarné par Jean-Pierre Léaud) et des images fixes, sans mouvement (à cause de la forme du film), et des expérimentations sur le prisonnier (interprété par Davos Hanich) dans La Jetée.

L'idole d'un crépuscule

Ecrit par Léon-Marc Levy le 06 juin 2011. dans Philosophie, La une, Psychologie

L'idole d'un crépuscule

Le rejet de Freud et de son oeuvre, comme la grippe, revient par saisons, obstiné, agaçant mais jamais bien grave : même souche virale et mêmes symptômes. Il n’est pas même utile de soigner, ça passe tout seul après quelques semaines de légère fièvre. Le dernier épisode en date de cette pandémie chronique a un an à présent et porte le nom de Michel Onfray. Je ne pensais pas m’intéresser un jour à cet homme, spécialisé depuis des années dans la vente du « bric-à-brac philosopheux » : Kant cachait Eichmann, St Jean préfigurait Hitler. On peut raisonnablement penser aussi que Caïn annonçait Jack l’Eventreur ? Il  est loin de son coup d’essai. Son traité d’athéologie procédait des mêmes approximations oiseuses. (1)

Bien avant de lancer son pavé, Onfray était déjà sur les plateaux TV, préparant la sortie du produit. Il avait trouvé, entre autres, en Franz-Olivier Giesbert, son premier hôte. « Ah ! Qu’est-ce que vous lui mettez au vieux Freud ! Avec ce livre vous tapez en plein dans le mille ! » FOG se trompait, ce n’était pas « dans le mille » mais dans bien plus que notre Onfray entendait taper. Il visait haut en termes de négoce et, comme marchand, il s’en sort bien en général. Il vaut mieux, parce qu’en termes de « pensée »...

Affaire DSK : injustice et perversion

Ecrit par Daniel Sibony le 27 mai 2011. dans Monde, La une, Psychologie, Politique, Société

Affaire DSK : injustice et perversion

Dans cette affaire, on n’a pas trop pensé parce qu’on est fasciné par l’instant crucial où se joue le destin d’un homme. On aime l’idée de voir toute une vie se trancher en quelques minutes – quitte à déplorer, s’indigner, s’apitoyer, s’offrir toutes les friandises mentales qui vont avec. Cette fascination et ce rituel macabres ont été voulus, organisés par la juge américaine, qui a d’emblée entériné la parole de la femme et qui, avec un sourire ironique (très visible sur la vidéo de l’audience) a décidé de traiter l’homme en criminel dangereux. Veut-elle venger sur un homme toutes les femmes qui n’ont pu faire juger leur violeur ? (J’ai eu quelques juges en analyse et j’ai frémi devant ceux qui partaient bille en tête pour défendre le Bien.) Même la loi du Talion, qu’on évoque avec mépris, était un progrès sur la loi de la vengeance, puisqu’elle pose que lorsque, par exemple on crève un œil, on donne non pas un œil, encore moins sa vie, mais l’équivalent d’un œil (« œil pour œil »). Ici, le « crime » envisagé est très – très – improbable. Un homme ne tente pas de violer une femme dans un espace nullement désert, dans un lieu où elle peut appeler, menacer, porter plainte (cela suppose que cet homme est presque fou, violemment compulsif) sans avoir de sérieux antécédents. Or jusqu’ici, cet homme n’a violé personne.

<<  1 2 3 [45 6 7  >>