Religions

«  Histoire en été » : Les feux de la Saint Jean ou la symbolique du Christ solaire

Ecrit par Jean-François Vincent le 12 juillet 2014. dans La une, Religions, Histoire

«  Histoire en été » : Les feux de la Saint Jean ou la symbolique du Christ solaire

Il existe une analogie entre le Christ, le soleil et le feu. Le solstice d’hiver, le moment où, au cœur de la nuit, la durée du jour recommence à croître, a été choisi comme date de la nativité, non seulement en raison de la récupération de la fête païenne du Sol invictus, le soleil invaincu/invincible (une des appellations liturgiques de Jésus est Sol salutis, soleil du salut ou Sol iustitiae, soleil de justice), mais encore en raison d’une dialectique savante entre la lumière et les ténèbres : de même que dans l’empire romain, l’astre diurne est le pacator mundi, le pacificateur du monde, chassant les barbares qui menacent la pax romana ; de même, dans le christianisme, le Sauveur, par sa venue, éloigne les démons, assimilés à la nuit hivernale. Dans l’Eglise d’orient, une des antiennes pascales chante : « que Dieu se lève (sic !), et ses ennemis seront dispersés ! ». Les démons aiment l’obscurité dans laquelle ils se cachent, la clarté les fait fuir ; d’ailleurs Hélios était appelé « panopsis », celui qui voit tout, en particulier toutes les fautes.
Le solstice d’été – qui marque, lui, le début de la décroissance des jours – est censé coïncider avec la naissance de Jean Baptiste, sorte de double du messie, dont il est le précurseur. « Il faut qu’il croisse et que je diminue » dit le Baptiste (Jn 3,30). Jean, soleil estival, annonce Le véritable soleil messianique, qui assurera la victoire définitive contre le mal et la mort. Il doit donc s’effacer devant lui. L’incarnation, prémisse de la rédemption, a une vertu purificatrice : celle du feu. Dans l’au-delà, l’ignis purgatorium – c’est-à-dire Dieu lui-même – détruit les péchés en les brulant ; mais dès ici-bas, le précurseur, préfiguration du soleil divin, purifie des maux en les consumant. D’où la coutume de sauter par-dessus les feux de la Saint Jean. En Autriche, en Styrie, le « Sunnawenhansl-Frohfeuer » (litt. le solstice d’été de Jeannot (Hansl) – feu de joie) est un brasero. Le 24 juin, on est invité à l’enjamber d’un bond, en se laissant lécher par les flammes. Ainsi le malheur (Unheil) est conjuré et les maladies guéries !
Dans toute l’antiquité classique – et après – existe un rapport étroit en le divin et la lumière céleste. Zeus/Jupiter est « Dies piter », père du jour. Celui-ci tout à la fois éclaire et protège. La religion a ainsi d’abord une utilité apotropaïque : elle conjure le Malin, les maux et les malheurs. Tout naturellement, le cycle annuel du soleil corrobore celui d’une mort suivie d’une renaissance, ou encore celui d’une descente dans les tréfonds ténébreux de la terre, prémisse d’une remontée lumineuse : tels étaient les rites d’initiation aux mystères d’Eleusis, comme à ceux d’Isis. « Lux aeterna luceat eis, Domine », que la lumière éternelle resplendisse sur eux, Seigneur, dit le texte latin de la messe de requiem.

La révolution patriarcale dans l’antiquité : de la cyclicité chtonienne à l’ordre des dieux célestes

Ecrit par Jean-François Vincent le 19 avril 2014. dans La une, Religions, Histoire

La révolution patriarcale dans l’antiquité : de la cyclicité chtonienne à l’ordre des dieux célestes

La rupture entre les civilisations préhelléniques (minoenne, crétoise etc…) et celle des cités-états de la Grèce classique a été magistralement illustrée par le livre célèbre de Johann Jacob Bachofen, professeur de droit romain à l’université de Bâle, qui élabora toute une théorie sur le matriarcat (« das Mutterrecht ») qui aurait régné des origines jusqu’à l’émergence du culte solaire (ou apollinien), du culte de la lumière céleste (cf. Zeus/Jupiter = Dies Piter, père du jour/lumière), et la prédominance des dieux mâles.

Bachofen brosse un tableau idyllique de ce temps matriarcal : « le système de la paternité suppose une vision du monde où le “droit plus ancien” apparaît comme une énigme (…) l’âge gynécocratique du monde (« die gynaikokratische Weltperiode ») est, en réalité, la poésie de l’histoire ».

En fait, la spiritualité des « Grandes Déesses » repose sur un cycle sacré – ieros kuklos – de naissance, mort et re-naissance. La « Grande Mère » donne la vie et la reprend : elle est maîtresse de la genèse, genesis, et de la corruption, de la dégénérescence, phtora. Ce cycle se déroule sous terre. Celle-ci s’ouvre pour produire les créatures vivantes, puis se referme pour les ravaler. Tous les fragments écrits qui subsistent de cette religion datent de l’ère postérieure, patriarcale ; mais son imprégnation dans les consciences était telle qu’elle ne pouvait disparaître purement et simplement.

Dans l’hymne homérique à Gè, la terre, l’on peut lire : « c’est à toi qu’il appartient de donner la vie aux mortels, comme de la reprendre ». Des prairies s’ouvrent brusquement pour happer les vivants, telle celle qui absorbe Coré, tombant dans l’Hadès. Ces trous qui se forment inopinément sont des bouches infernales. Les pythagoriciens, amateurs de jeux de mots, assimilent ces « aidou pulai », ces portes de l’enfer/Hadès aux « aidoîou pulai », les portes du sexe, du vagin, qui alternativement délivre et emprisonne. Le théâtre classique s’en souviendra ; ainsi Eschyle dans les Choéphores : « et la Terre elle-même qui engendre tous les êtres, les nourrit et en reprend à nouveau le germe fécond ».

Car la Terre ne détruit que pour reproduire à nouveau. La mort est une palingenèse, un éternel retour à la vie. La matrice tellurique ne cesse d’être fécondée, comme le symbolisent des fêtes, telles que les Thesmophories. Celles-ci comportaient une descente, kathodos, suivies d’une remontée, anodos. Entretemps le miracle de la fertilisation s’accomplit.

Qu’est-ce qu’être juif ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 22 mars 2014. dans Monde, La une, Religions, Politique, Littérature

Recension/commentaire du livre d’Enzo Traverso, La fin de la modernité juive, Paris, 2013, éditions La Découverte

Qu’est-ce qu’être juif ?

Oui, qu’est-ce qu’un juif ? Ou, ce qui revient au même, qu’est-ce qu’un juif « moderne » ? C’est la question – non explicitement formulée – mais évidente tout au long du livre, que pose Enzo Traverso, ancien chargé de cours à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, et qui a été professeur invité dans plusieurs universités européennes, dont Bruxelles, Berlin et Barcelone.

Tout remonte au mouvement d’émancipation des juifs, initié en France en 1791 et qui progressivement s’est étendu à l’ensemble de l’Europe (à l’exception de la Russie) tout au long du XIXème siècle. Avant le problème ne se posait guère : est juif le pratiquant du Judaïsme, vivant soit dans un ghetto, en Europe de l’ouest, soit dans un Shtetl, une de ces bourgades entièrement juives, en particulier dans la partie de la Pologne annexée par la Russie ; les figures illustres de juifs déjà émancipés, comme Spinoza par exemple, ne doivent pas faire illusion : exceptions ultra minoritaires, ceux-ci n’étaient, en aucune manière, représentatifs, sauf – nous y reviendrons – en ce qui concerne un certain état d’esprit critique et investigateur.

A partir du moment où les interdictions pesant sur les juifs furent levées, une tension, une scission interne, presque une schizoïdie se fit jour, notamment en Allemagne. Une véritable crise identitaire frappait les jeunes juifs éduqués à l’occidentale. Déchirés qu’ils étaient entre la Bildung, leur formation extrêmement poussée et la Sittlichkeit, la dignité et la respectabilité, qui continuait à leur être refusée, non plus de jure, mais de facto : ils avaient cessé d’appartenir au Judaïsme, sans pour autant s’insérer pleinement dans la société civile. Un Mahler dut se convertir au Christianisme pour devenir chef d’orchestre, un Freud n’accéda jamais au poste, tant convoité par lui, de professeur d’université. Les jeunes intellectuels étaient donc, nous dit Traverso, dans une « double contradiction : d’une part l’impossibilité de retourner au Judaïsme traditionnel à cause de leur assimilation, d’autre part l’impossibilité d’accéder pleinement à la germanité à cause de l’antisémitisme environnant. Ils choisissaient de dépasser les deux dans une perspective cosmopolite ».

Souveraineté de Dieu contre souveraineté des hommes : de la sacralité à la désacralisation

Ecrit par Jean-François Vincent le 01 mars 2014. dans Philosophie, La une, Religions

Souveraineté de Dieu contre souveraineté des hommes : de la sacralité à la désacralisation

A Rome, à l’époque impériale, comme à Byzance, comme pendant tout le Moyen-Âge jusques et y compris les temps modernes (en fait, jusqu’à la Révolution), tout pouvoir émane de Dieu. D’un point de vue chrétien, Saint-Paul le dit on ne peut plus clairement (Rom 12,1-10) : « que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu. Si bien que celui qui résiste à l’autorité se rebelle contre l’ordre établi par Dieu. Et les rebelles se feront condamner eux-mêmes ».

L’universitaire allemand, Rudolf Uertz, dans son livre « Vom Gottesrecht zum Menschenrecht » (« Du droit de Dieu au droit de l’homme »), parle d’une « ecclésialité d’état » : « l’idée d’une monarchie divine, d’une monocratie trouvait son expression tangible dans cette unité de la foi chrétienne et de la domination temporelle (les deux se conditionnant réciproquement). Le sacre royal est l’allégorie de cet ordre unique, ecclésio-temporel ».

Le monarque, en effet, est l’oint du Seigneur. Cette onction, en occident tout au moins, fait de lui un clerc : « facit eum clericum ». L’empereur du saint empire romain germanique reçoit à Rome, des mains du pape, tous les ornements épiscopaux, y compris la mitre ! Ne manquent que l’imposition des mains et de l’évangile. L’empereur est donc une sorte d’« évêque laïc ». Déjà Charlemagne se disait « rex atque sacerdos », roi et prêtre. Le sacre induit un changement d’état, transforme l’oint de Dieu en un « autre homme » (mutatio in alium virum). A Byzance, on se prosterne devant le basileus ; en occident, les rois sont censés disposer d’un pouvoir thaumaturgique : ils guérissent, notamment les écrouelles. Tout comme le princeps romain était « Deus in terris », « Dieu sur terre », l’empereur chrétien est « Christus in terris », « Christ sur terre ».

Même les acclamations populaires, les laudes, qui font partie intégrante du sacre, sont « téléguidées » divinement. « Toujours, dit l’historien et canoniste Eduard Eichmann dans son livre “Die Kaiserkrönung im Abendland” (“Le couronnement impérial en occident”), c’est une volonté supérieure qui se cache derrière la volonté du peuple ». Vox populi, vox dei ! « Populo faciente, Deo inspirante », comme dit le légiste Jean de Paris en 1300 : c’est le peuple qui fait (l’acclamation), mais c’est Dieu qui l’inspire.

Images de ramadan en Algérie

Ecrit par Tawfiq Belfadel le 24 août 2013. dans Monde, La une, Religions, Politique

Images de ramadan en Algérie

C’est très difficile pour une plume de décrire le mois sacré de ramadan vu sa grandeur. Il ne s’agit pas donc dans ce texte d’un article scientifique sur ce mois de jeûne mais d’une sorte de tranche de vie nourrie d’humour et inspirée par ce que l’on voit dans les rues pendant ce mois.

Ramadan est le mois où toute sorte d’exagération se manifeste : de sommeil, de silence, d’achats, de crachats, et surtout de coupures d’électricité et de connexion.

C’est le mois où beaucoup de personnes commencent à se brosser les dents et à faire les cinq prières ; les mosquées, moins peuplées auparavant, suffisent à peine.

C’est le mois où les réseaux sociaux sur internet deviennent des sites de fatwas pour tant d’internautes et les profils deviennent ainsi des espaces de versets et de prières.

C’est le mois où beaucoup d’hommes laissent pousser la barbe et sortent leur blanche djellaba, où beaucoup de femmes cessent de porter les collants et les jeans moulants, et où tant d’épouses conseillent le mari de finir avec les cigarettes.

C’est le mois où les trottoirs deviennent, dans certaines villes, des centres culturels : les gens essaiment çà et là pour jouer au domino, pour médire, pour juger un fait relatif à la religion, ou pour parler des logements que l’Algérie vient de distribuer à ses enfants.

De l’extrémisme et de ses limites

Ecrit par Luc Sénécal le 17 août 2013. dans Monde, La une, Religions, Politique

De l’extrémisme et de ses limites

Il y a, je crois, une mauvaise interprétation de ce qu’est la religion musulmane pour certains citoyens, agacés à juste titre par des provocations évidentes et par l’impuissance des autorités qui ne se contentent que d’effet d’annonce, sans avoir, ne serait-ce que la volonté, de traiter le problème par le fond.

Mais mieux encore, il y a aussi une interprétation erronée concernant une population qui sous le joug d’une dictature souhaite retrouver sa liberté.

La religion musulmane est digne de respect et même d’admiration, tant qu’elle-même respecte toutes les autres religions tout aussi dignes de respect et même d’admiration. En premier lieu, savoir respecter les convictions de chacun, selon ses propres valeurs issues de ses origines, son éducation, ses us et coutumes, est une nécessité absolue qu’il convient non seulement d’admettre mais aussi de savoir appréhender correctement, comprendre et intégrer. En second lieu, selon l’origine géographique, nombre d’interdits et de contraintes imposées par une religion étaient ou sont encore nécessaires, afin de réunir dans une même foi, une même participation, une même appartenance, des êtres qui ont besoin de se retrouver en elle.

Les extrémismes sont limités dans leurs revendications, car ils ne prennent qu’une partie des textes ou des critères induits par leur religion, pour s’imposer sur les esprits souvent affaiblis par un manque de structure éducative, ou par une vie sans espoir et sans avenir, sans perspective autre que celle de se projeter vers un spirituel qui leur est suggéré. S’ensuit une dérive vers l’intransigeance, la violence, à commencer par celle de la parole avant celle des actes, et le déni.

Mais ces extrémismes aujourd’hui considérés comme étant de religion musulmane ont bien connu leurs parallèles dans la religion catholique ou même protestante ou encore dans d’autres cadres. Il convient d’en tenir compte, et je crois que c’est important, pour avoir la capacité de traiter ce genre de problématique et dépasser le ras-le-bol ou l’agacement, que certains connaissent de nos jours.

Théologie du démon

Ecrit par Jean-François Vincent le 05 janvier 2013. dans Philosophie, La une, Religions

Théologie du démon

A propos du livre d’Ishay Rosen-Zvi, Demonic desires, Yetzer hara and the problem of evil in late antiquity, university of Pennsylvania press, 2011

 

L’existence du mal, à la fois physique et moral, a toujours posé un problème de théodicée : comment ce mal est-il compatible avec la notion d’un Dieu juste (diké = justice) ? Comment même expliquer l’apparition d’un mal dans une Création que Dieu Lui-même qualifie de « bonne » (cf. Gen 1,31 « et voilà, c’était très bon ») ?

(Best of 2012) POLITIQUE MONDE: La question du siècle : que faire des islamistes ?

Ecrit par Kamel Daoud le 22 décembre 2012. dans Monde, La une, Religions, Politique, Actualité, Vie spirituelle

(Best of 2012) POLITIQUE MONDE: La question du siècle : que faire des islamistes ?

Que faire des islamistes ? La réponse devient urgente pour tout le monde, en Occident, chez soi, dans la vie quotidienne ou dans la vie des idées et des théories politiques. A l’évidence, on ne peut pas s’en passer pour faire une révolution : ils sont les seuls à mourir pour une idée et à user du martyre et du sacrifice du corps.

Du coup, ils sont une force « armée » et un argument de guerre. Ils sont aussi nombreux et partout : du coup, on ne peut pas fonder un consensus social et politique sans les associer, les inviter, les écouter ou partager avec eux. On ne peut pas aussi les éliminer tous, les exterminer, les mettre tous en prison, les torturer dans un sous-sol ou à Guantanamo. On ne peut les jeter à la mer, tous, comme Ben Laden, ni les refouler dans le désert où, justement, ils se reproduisent.

Les dictatures arabes s’y sont essayé mais n’ont réussi qu’à leur donner le statut de la victime absolue et à en exacerber la violence et les radicalismes.

La nouvelle évangélisation : une Reconquista catholique ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 17 novembre 2012. dans La une, Religions, Vie spirituelle

La nouvelle évangélisation : une Reconquista catholique ?

La Reconquista (reconquête) catholique de l’Espagne musulmane s’étendit sur quatre siècles (du XIème au XIVème siècle) sous l’égide de saint Jacques le Majeur (Santiago Matamoros = Jacques le tueur de maures, sic !). Elle fut sanglante et intolérante : les musulmans « reconquis » n’avaient d’autre choix que la conversion ou l’exil…

L’actuelle tentative d’évangélisation est plus pacifique : elle n’est dirigée contre personne en particulier, il s’agit plutôt de faire reculer non l’athéisme mais l’indifférence et l’inculture religieuse de notre temps. Le message final du synode des évêques consacré à ce sujet, publié le 26 octobre 2012 propose plusieurs pistes :

– ré-évangéliser les pratiquants

– inciter les familles à évangéliser les enfants

– favoriser le « dialogue » avec la société sécularisée et les autres religions.

Qu'est-ce que le blasphème ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 29 septembre 2012. dans Monde, La une, Religions, Politique, Actualité, Vie spirituelle

Qu'est-ce que le blasphème ?

Les évènements récents ont amené médias et simples particuliers à utiliser – sans modération ! – le mot blasphème, prétendument connu, comme s’il avait livré tous ses secrets. Loin de là !

Blasphemein, en grec, signifie simplement : dire du mal de. Dans l’antiquité païenne, la véritable accusation n’est pas celle-ci, mais celle d’asebia, d’impiété : l’impie manque de respect à la divinité qui s’en offusque. C’est, au fond, le sens moderne. Ainsi – un exemple parmi beaucoup d’autres ! – Phidias se représenta lui-même et Périclès sur le bouclier d’Athéna de la frise qui orne le fronton du Parthénon, le temple qui lui est dédié. Outrage qui dépasse le simple orgueil, mais constitue un crime de lèse-déesse ; Phidias fut mis en prison. C’est ce que l’on comprend aujourd’hui, quand on parle de blasphème : une incorrection, une incivilité envers Dieu ou son prophète, donc, indirectement, envers Lui-même.

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