Religions

La question du siècle : que faire des islamistes ?

Ecrit par Kamel Daoud le 22 septembre 2012. dans Monde, La une, Religions, Politique, Actualité, Vie spirituelle

La question du siècle : que faire des islamistes ?

Que faire des islamistes ? La réponse devient urgente pour tout le monde, en Occident, chez soi, dans la vie quotidienne ou dans la vie des idées et des théories politiques. A l’évidence, on ne peut pas s’en passer pour faire une révolution : ils sont les seuls à mourir pour une idée et à user du martyre et du sacrifice du corps.

Du coup, ils sont une force « armée » et un argument de guerre. Ils sont aussi nombreux et partout : du coup, on ne peut pas fonder un consensus social et politique sans les associer, les inviter, les écouter ou partager avec eux. On ne peut pas aussi les éliminer tous, les exterminer, les mettre tous en prison, les torturer dans un sous-sol ou à Guantanamo. On ne peut les jeter à la mer, tous, comme Ben Laden, ni les refouler dans le désert où, justement, ils se reproduisent.

Les dictatures arabes s’y sont essayé mais n’ont réussi qu’à leur donner le statut de la victime absolue et à en exacerber la violence et les radicalismes.

Le monothéisme est-il violent ?

Ecrit par Jean-François Vincent le 22 septembre 2012. dans La une, Religions, Vie spirituelle

Le monothéisme est-il violent ?

Recension du livre de Jan Assmann, Monotheismus und die Sprache der Gewalt (le monothéisme et le langage de la violence, non traduit en français), Vienne, Picus Verlag, 2009.

Jan Assmann est l’un des plus grands égyptologues de notre temps. Professeur à l’université de Heidelberg, il a également enseigné – entre autres – au Collège de France et à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, débordant sa spécialité initiale, l’égyptologie, pour se consacrer à la « Kulturgeschichte », l’histoire des civilisations.

Onfrayseries

Ecrit par Eva Talineau le 30 juin 2012. dans Philosophie, La une, Religions

Onfrayseries

Eva Talineau recommande la lecture dans ce commentaire - chronique de l'article de Yeshaya Dalsace, paru dans «  La Règle du jeu », dont nous fournissons le lien : "Les bourdes (bibliques) de M. Onfray" ; texte répondant à un article récent de Michel Onfray dans «  le Point » : "Jean Soler, l'homme qui a déclaré la guerre aux monothéismes". Nous faisons également apparaître le lien de l'article de Michel Onfray, et celui d'une chronique de Léon Marc Levy, concernant Michel Onfray, parue dans «  Reflets du temps » : "l'idole d'un crépuscule".

Chronique, autres articles croisés ; un sujet porteur d'interrogations multiples : la « pensée » de  Michel Onfray. Voilà ce qu'on aime dans «  Reflets du temps ». Place à la «  disputatio » !

La rédaction de Reflets du temps.

 

Ce texte, de Yeshaya Dalsace, répond point par point à un article de Michel Onfray publié dans Le Point du 7 juin 2012. On se demande d’ailleurs comment le comité de Rédaction de cet hebdomadaire a pu souhaiter publier une telle chose. L’ont-ils lue, seulement ?

Pâques-Pessah-Passage

le 06 avril 2012. dans La une, Religions, Actualité

Pâques-Pessah-Passage

 

Cette année – et c’est rare – la Pâques chrétienne (catholique et protestante du moins, la Pâques orthodoxe a lieu une semaine plus tard) coïncide avec Pessah. C’est la fête du renouveau. L’ancien n’est plus. L’ancien, le Hametz dans les foyers qui s’apprêtent à célébrer le Seder de Pessah, pour les chrétiens, cette vie mêlée de mort, cette « bios » limitée et liée à la mortalité, et qui doit faire place à la « zoe », la vie sans limite, sans borne, du siècle futur, du olam haba, ces temps messianiques à venir pour nous tous, et, pour les chrétiens, déjà inaugurés le jour de Pâques.

La Pâques est donc un passage, c’est là son sens littéral. Passage de la servitude à la liberté (le franchissement de la Mer Rouge), passage des ténèbres à la lumière. La fixation même de la fête chrétienne de Pâques est liée aux deux luminaires : le premier dimanche qui suit l’équinoxe de printemps (lorsque la période diurne commence à excéder la période nocturne) et la pleine lune (maximum de luminosité même la nuit !). Les forces du mal sont symboliquement chassées, et la liturgie byzantine emploie, à cet égard, une métaphore solaire : « que Dieu se lève ! Et ses ennemis seront dispersés ». Tout resplendit. « Tout est empli de lumière » chante-t-on dans l’Eglise d’orient aux matines de Pâques « le ciel, la terre et les enfers ».

Le séminaire de Daniel Sibony

Ecrit par Daniel Sibony le 06 avril 2012. dans Psychologie, La une, Religions

Le séminaire de Daniel Sibony

 

 

 

Année 2011-2012

Séminaire

Psychanalyse éthique de

 

 

Daniel Sibony

 

sur

L'EXISTENTIEL

 

 

le mercredi 11 avril 2012 à 19h :

 

EXISTER PAR L'ÉCRIT

Pourim : du silence de D-ieu à la joie sans limite. Article de Gilles Bernheim, grand Rabbin de France

le 16 mars 2012. dans La une, Religions

Pourim : du silence de D-ieu à la joie sans limite. Article de Gilles Bernheim, grand Rabbin de France

Le rouleau d'Esther – la meguila – représente un drame qui se déroule selon les règles de l'art. Après un prologue en bonne et due forme, l'action progresse avec une rapidité vertigineuse, sans se laisser arrêter par des descriptions, et elle passionne le lecteur par l'âpre lutte que se livrent les deux protagonistes, Aman et Mardochée. Au moment même où les intrigues d'Aman semblent aboutir et conduire Israël au bord du précipice, la situation se renverse soudain par suite d'un événement banal, l'insomnie du roi. La catastrophe prête à s'abattre sur Israël est conjurée. Aman et ses dix fils sont mis à mort, Mardochée est élevé à la plus haute dignité du royaume; Israël est non seulement sauvé, mais, s'élevant contre l'abjection où l'avait tenu Aman, il devient l'objet de la sympathie et de l'estime générales.

Plusieurs remarques s'imposent à la lecture du rouleau d'Esther. Le livre d'Esther est le seul livre de la Bible où le nom de D-ieu ne figure pas; aucune invocation, aucune prière ne lui est adressée. Pourtant, ce livre est l'objet d'une plus grande vénération que tous les autres livres de la Bible, la Torah (le Pentateuque) exceptée. Comme le dit Maïmonide: «Tous les autres livres tomberont en désuétude, seul, à côté de la Torah, le livre d'Esther survivra; le souvenir de la catastrophe dont nous étions menacés et dont nous avons été sauvés ne s'effacera jamais du cœur de notre peuple».

Le séminaire de Daniel Sibony

le 16 mars 2012. dans Psychologie, La une, Religions

Le séminaire de Daniel Sibony

PSYCHANALYSE ÉTHIQUE

 

 

Les Conférences du Séminaire de

DANIEL SIBONY

 

 

L’EXISTENTIEL

 

 

Le mercredi 21 mars 2012 de 19h à 21h

 

 

 

POUR-SUITE DU SÉMINAIRE SUR

 

La question de l’existence de Dieu

Séminaire de Daniel Sibony 15 février 2012

Ecrit par Daniel Sibony le 03 février 2012. dans Psychologie, La une, Religions

Séminaire de Daniel Sibony 15 février 2012

 

 

Les Conférences du Séminaire de DANIEL SIBONY

L’EXISTENTIEL

 

 

Le mercredi 15 février 2012 de 19h à 21h

 

 

La question de

l’existence de Dieu

à la Faculté de Médecine – Paris Descartes, Pavillon 1

15 Rue de l’École de Médecine, Me Odéon

75006 Paris

Travaux Pratiques de théologie

Ecrit par Eric Thuillier le 23 décembre 2011. dans La une, Religions, Vie spirituelle

Travaux Pratiques de théologie

 

S’il se trouve encore quelques pauvres Abandonnés, voici pour eux un exercice simple qui leur apportera la preuve de l’existence ou de la non existence de Dieu.

Qu’ils m’attrapent, me pendent par les pieds et m’égorgent, non sans m’avoir assez proprement assommé, car comme vous l’allez voir, il est de première importance que je ne gueule pas comme un cochon.

Il faut être au moins quatre, et très concentrés.

Ces conditions réunies, écoutez bien.

Ecoutez bien.

Ecoutez si, portées sur le filet de mon sang, vous entendez quelques notes de musique.

Ecoutez bien.

Si vous n’entendez rien, rien d’autre que le bruit du sang dans le récipient (les sons formés par la chute des premières gouttes sur le cristal ne compte pas, il faut que ces notes sortent manifestement de l’intérieur de moi) si vous n’entendez rien c’est que Dieu existe.

L'universalisme juif

Ecrit par Jean-François Vincent le 09 décembre 2011. dans Monde, Philosophie, La une, Religions, Politique

L'universalisme juif


Recension du livre d’Alexandre Adler, Le peuple-monde, Paris, Albin Michel, 2011


On ne présente plus Alexandre Adler. Normalien agrégé, journaliste spécialiste de géopolitique, rien ne le prédisposait à parler du Judaïsme et de la judéité : issu d’une famille sécularisée, voire, pour certains de ses membres, carrément athée, initié au marxisme par son maître à normale sup, Louis Althusser, adhérent au PCF jusqu’à très tard (1980), il s’est réapproprié une religion et une culture, « le Judaïsme malgré tout », comme il le dit lui-même d’un ton presque résigné. Son essai est une vision très personnelle d’un peuple et de sa vocation historique.

« Chema Israël, Adonaï Elohenou, Adonaï Ehad ». C’est par cette citation du Deutéronome que commence le premier chapitre : « écoute, Israël, le Seigneur est notre Dieu, le Seigneur est un ». Ehad, l’unicité de Dieu est aussi son unité, au sens numérique du terme : Dieu est aleph, le chiffre 1. C’est pour cela que la création commence, non pas par l’aleph indicible et inaccessible, mais par le beth (b ou 2 comme on voudra) de Berechit (la Genèse).

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